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Thibault Ferasse poursuit sa découverte

Le néo-professionnel de l’équipe de l’Armée de Terre s’est souvent montré cette saison sans parvenir à s’imposer. Souvent acteur des courses, il se sait en mesure de lever les bras chez les pros.

Thibault Ferasse n’a pas froid aux yeux. Les longs raides à l’avant, ça ne l’impressionne pas. Il en a fait la démonstration dimanche en passant toute la journée devant avec cinq autres coureurs lors de la Roue Tourangelle. Rattrapé à une vingtaine de kilomètres de la ligne, il n’a pas pu jouer la gagne mais fut acteur de la course. « Je cours toujours pour ça, note l’ancien coureur de l’UC Nantes. Après un temps d’adaptation au milieu professionnel, j’ai commencé à courir pour gagner à partir du mois dernier. J’ai eu la chance de jouer la gagne sur plusieurs courses comme Paris-Camembert mais ça n’a pas encore souri. Mais je suis confiant. Sur les manches de Coupe de France, il y a la place pour gagner. »

Cette saison, le Nantais s’est illustré sur des courses de niveau inférieur. Deuxième des Boucles de l’Essor, troisième d’une étape du Tour de Normandie, 8ème de Manche-Atlantique, Thibault poursuit sur sa lancée d’une saison 2015 où il s’était imposé à trois reprises (Tour de Rhuys, une étape du Tour des Deux-Sèvres et une étape du Tour Nivernais Morvan). Ne reste plus qu’à franchir un cap pour lui permettre de briller sur des épreuves plus relevées. « Il ne s’adapte pas trop mal, plaide son entraîneur au sein de l’Académie du cyclisme et de l’entraînement, Didier Crochet. Cette année, on n’a pas vraiment d’objectifs. Il découvre, y va à tâtons mais en tout cas, il se sent plus fort qu’avant. » Surtout, les scénarii des courses professionnelles lui conviennent mieux. « Chez les amateurs, c’est bim-bam-boum dès le départ, et il faut parfois attendre la quinzième tentative pour voir le bon coup partir. Chez les pros, c’est plus organisé. J’aime bien. »

Désormais coureur professionnel, le deuxième de l’ACE après Bryan Coquard, Thibault n’en a pas pour autant changé ses habitudes. Il est resté fidèle à son entraîneur, et à ses méthodes. « Didier me connaît très bien, il connaît mes qualités et mes défauts. Cette relation et les échanges que l’on peut avoir avec les autres entraîneurs ou coureurs de l’Académie nous ont fait progresser tous les deux. » Sa manière de s’entraîner n’a pas non plus foncièrement évolué depuis son changement de statut. « On cherche surtout à travailler ses points forts et le sien, c’est le punch, explique Didier Crochet. Chez les pros, si on n’a pas de spécialités, on reste équipier. »

« Je ne m’entraîne pas plus, confirme Thibault. Les courses sont plus longues que chez les amateurs donc je travaille différemment. Par contre, pour récupérer d’une course, il me faut plus de temps. Si je cours le dimanche, j’ai besoin d’au moins deux jours de repos. » Si Thibault Ferasse a déjà franchi un palier en rejoignant le monde professionnel, il mesure les progrès qu’il lui reste à accomplir. « Les champions que je côtoie en course font attention à tout, à chaque détail. Il me reste du chemin à faire sur ces à-côtés. J’ai encore beaucoup de choses à apprendre mais ça viendra avec le temps. »

En attendant de tout maîtriser de A à Z, le coureur de l’Armée de Terre va poursuivre sa saison avec quelques ambitions. « Le Grand-Prix de Plumelec, les championnats de France et la Polynormande sont des courses que je vais préparer avec l’intention de bien y figurer. Il y aura des choses à faire un août aussi mais c’est dur de se fixer des objectifs quand on ne connaît pas les courses. » Son potentiel, par contre, il le connaît. Et il devrait lui permettre de s’illustrer dans les semaines ou les mois à venir.

thibaut

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Première victoire et quelle victoire pour Thibault

Nous souhaitons féliciter Thibault pour cette très belle victoire à la première étape du Tour de Mareuil-Verteillac-Ribérac (Challenge National Espoir).
Le travail finit toujours par payer, bravo !

Victoire Thibault 4

Thibault Ferasse apprend vite

Il comptait profiter de sa première saison dans l’équipe de DN1 de l’UC Nantes pour découvrir. Apprendre sur les plus belles courses du calendrier amateur, et progresser tranquillement. Mais Thibault Ferasse a un peu brûlé les étapes. « Je ne pensais pas que je serais à ce niveau-là en arrivant en DN1, explique-t-il. Je ne savais pas où j’allais. Cet hiver, j’étais même un peu inquiet. Lors des petits stages avec l’équipe, je me trouvais limite. » Dès les premières courses, le jeune coureur s’est rassuré en claquant un top 10 (8e) sur une manche des Plages Vendéennes, une Elite nationale.

Une performance de choix qui lui a permis de trouver sa place dans un collectif en pleine bourre emmené par l’ex-pro Fabien Schmidt et le jeune sprinteur Lorenzo Manzin. Des garçons que Thibault Ferasse a accompagnés sur deux manches de la Coupe France (Bruxerolles et les Boucles de l’Artois), preuve de la considération des directeurs sportifs du Team U Nantes. « C’est une belle récompense. C’est toujours difficile de faire sa place dans un effectif de 13 ou 14 coureurs, alors se retrouver dans le premier front de 6 coureurs qui fait la Coupe de France, c’est valorisant. » Dans l’Artois, le protégé de Didier Crochet ne s’est pas contenté d’être présent mais a également été acteur en se retrouvant  dans la principale échappée de la 2e étape, seulement revue à trois bornes de la banderole. Son attitude offensive lui avait aussi permis de faire un bout de chemin en tête sur les Boucles Guégonnaises quelques jours plus tôt. « Depuis tout jeune, j’aime bien faire des raids devant. C’est mieux d’être là que de subir. »

La bonne forme actuelle valide le travail réalisé depuis deux ans avec son entraîneur, Didier Crochet. « On commence la troisième année, détaille Thibault. Il est à l’écoute. Tous les ans, il y a de nouvelles choses. Cette année, on a travaillé avec des capteurs de puissance, des logiciels au top. La prépa hivernale est aussi passée par des séances de musculation en groupe. » Des séances où il a pu côtoyer les pros Jérôme Pineau et Bryan Coquard, aussi membres de l’académie. « Je les connaissais déjà mais c’est vraiment plaisant de bosser avec eux. Ils sont ouverts, on peut leur demander plein de choses ou aller rouler avec eux. On passe assez de temps le reste de la saison à travailler seul… »

Fort de son début de saison réussi, Thibault Ferasse se tourne maintenant vers la suite avec appétit. « L’objectif est de trouver ce petit truc qui permet de passer un cap et en gagner une belle dès cette année. » Mais d’abord, son apprentissage va continuer avec quelques gros morceaux et un programme chargé. Ça a commencé avec un Liège-Bastogne-Liège espoir réussi et terminé dans le second groupe (24e). Et ça continuera dans les prochaines semaines avec deux courses pas étape en classe 2, le Tour de Bretagne et le Tour d’Alsace

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Propos recueillis par Vivien LEROUX

Thibault Ferrasse, dans la cour des grands

Le jeune coureur de l’UC Nantes Atlantique aborde sa première saison chez les Elites avec l’envie d’apprendre et de découvrir le plus haut niveau amateur.

Thibault Ferrasse répond à nos questions quelques heures avant un rassemblement des entraîneurs de l’Académie du Cyclisme et de l’Entraînement (ACE) auquel il va participer en parti. Membre depuis deux saisons de la structure, le coureur de 18 ans assure avoir progressé depuis son adhésion. « J’ai eu un déclic en milieu de saison dernière. J’ai vraiment senti que je progressais. »
Entraîné depuis le début de la saison 2012 par Didier Crochet, Thibault Ferrasse reconnaît les bienfaits de l’Académie. « Ça apporte du sérieux, avance-t-il. Grâce aux stages, aux tests de PMA ou au travail sur Powertape que met en place l’Académie, on a des repères et on peut s’entraîner plus correctement. Les plans d’entraînement que m’établit Didier m’aide aussi à mieux gérer mes séances. »
L’Académie lui a aussi permis de nouer quelques amitiés avec certains adhérents de la structure. Coéquipier de Bastien Gauchot, Thibault s’entraîne avec Vincent Barbeau et entretient des contacts avec d’autres académistes.

Aligné cette saison au départ de la Vallée de la Loire et d’une des manches des Plages Vendéennes, il admet ne pas encore être au top de sa forme. « On vient de me diagnostiquer une carence en fer, explique-t-il. C’est ce qui explique mon début de saison compliquée. J’ai dû m’arrêter cinq jours mais la forme va revenir petit à petit. » Il prendra le départ ce dimanche de Mortagne – Les Essarts pour se le confirmer.

Vice-champion régional Juniors (il avait été devancé par Adrien Lehoux d’Angers cyclisme), le coureur de l’UCNA ne s’est pas fixé d’objectifs pour sa première saison chez les Espoirs. « C’est une saison pour apprendre donc je vais rester cool. Je rentre dans la cour des grands et il y a vraiment une grosse différence entre les Juniors et les Elites, ça roule beaucoup plus vite et les courses sont bien plus longues. »

Vainqueur la saison passée de deux étapes du Tour de Martinique Juniors, Thibault Ferrasse aimerait briller à la fin du mois de Mai (du 23 au 26) sur les routes d’une autre île. « J’ai coché une course sur le calendrier, le Tour de Corse. C’est une belle épreuve avec un parcours qui convient à mon profil. »
Et si Thibault a tout l’avenir devant lui, il entend briller très rapidement sur des courses qu’il découvre mais qu’il aimerait vite apprivoiser.

thibault Ferrasse

Propos recueillis par Guillaume Leroux