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« Trouver des solutions pour continuer de répondre aux objectifs »

Fabien Aoustin, entraîneur et salarié de l’Académie dresse le bilan de l’année 2014 et présente les projets à venir avant le rassemblement collectif et l’assemblée générale, moment où la question de la capacité de la structure à grandir encore se posera.

En 2014, l’association a mis en place de nouvelles choses, notamment les séances de musculation en groupe. Quel est le bilan ?

« On a pu mettre en place pas mal de choses l’an dernier, notamment dans la préparation physique, avec ces séances de muscu. Je me suis beaucoup investi pour trouver une salle et travailler en collaboration avec Vincent Lefèvre. Ça a pris son envol l’an dernier. Je crois dans l’intérêt de la muscu, c’est un gros gain de temps. Mais je me suis rendu compte que c’est hyper compliqué à organiser pour avoir un suivi régulier. Pour se caler avec Vincent, les salles, on a parfois dû un peu bricoler. C’est super compliqué à mettre en place. On doit essayer de trouver des solutions : continuer en salle ? Proposer des séances à domicile ?

Il faut essayer des choses, prendre les devants. Mais on est quand même satisfait du travail effectué, notamment avec les élites. »

D’autant que ce système a permis de constituer un petit groupe d’entraînement ?

« C’était aussi le but : créer un groupe autour des athlètes habitant près de Nantes. C’était facile avec Bryan et Jérôme mais on voulait aussi intégrer des amateurs. Ça s’est bien fait avec Thibaut, Vincent ou Iris. Un petit noyau a commencé à se créer. »

Cette année a aussi permis d’élargir le groupe d’entraîneurs, notamment avec des spécialistes d’autres régions…

« Au départ, notre intention était de travailler avec un groupe très local mais on n’a pas forcément réussi à attirer les entraîneurs locaux. De par notre réseau, on a plus mis en place une collaboration au niveau national. On est désormais une dizaine d’entraîneurs et il y a encore des demandes. La plupart des échanges se font via une plateforme à distance. On peut encore élargir le groupe mais le seul souci, c’est le temps que ça prend. Si on grandit, il faudra quelqu’un pour gérer, mettre des liens, faire vivre le groupe.  On doit aussi se questionner à ce sujet, trouver des solutions pour continuer de répondre aux objectifs de l’association. Pour bien travailler, doit-on mettre un petit coup de frein ? Il faudra le définir. »

De nouveaux coureurs sont-ils attendus pour l’an prochain ?

« Je suis en discussion avec Sylvain Blanquefort (UC Nantes, ancien champion de France amateur) et Didier est en contact avec Kévin Fouache (Uc Nantes). On aura donc peut être trois coureurs de Nantes. Ça peut être l’occasion de se rapprocher de l’équipe. Nous sommes aussi en contact avec de jeunes coureurs, nous officialiserons tout ces contacts dans quelques jours.»

D’ailleurs, l’image de l’association auprès des équipes et des suiveurs évolue-t-elle ?

« Parfois, les objectifs de l’association ont été mal perçus, notamment au sein des équipes. Mais on veut faire comprendre qu’on est là pour aider les coureurs et donc les équipes. Ça prend forme. Aujourd’hui, des clubs nous appellent pour intervenir auprès d’eux.  Les mentalités changent, ça évolue. Ça fait 5 ans qu’on existe. Même si ça reste un petit projet, les clubs commencent à comprendre notre logique. On est plus reconnu dans le milieu. »

D’un point de vue personnel, as-tu l’impression que l’année passée t’a encore fait évoluer dans tes compétences ?

« J’ai encore beaucoup appris, notamment grâce au travail effectué avec Jérôme Pineau, sa connaissance de la course. Avec Bryan aussi, j’ai appris, au moment de son coup de bambou d’après Tour. Je n’ai pas su lui dire de couper vraiment.  Mais l’année a également permis de travailler avec les autres entraîneurs, d’échanger : avec Patrice, avec Xavier pour le sprint, Didier pour la cadence de pédalage, etc. C’est tout le temps une remise en question. C’est le gros point positif de l’association, ces relations. C’est très important pour moi et pour les coureurs. »

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Propos recueillis par Vivien Leroux

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Les deux casquettes de Sébastien Grédy

Le directeur sportif du SCO Dijon a rejoint l’association après avoir passé son DEJEPS CT d’entraîneur à Poitiers.

C’est une condition « sine qua non » imposée par la fédération : pour exercer en tant que directeur sportif (DS) en DN1, le brevet d’Etat d’entraîneur de cyclisme traditionnel est obligatoire. Sébastien Grédy n’a donc pas vraiment eu le choix. « Je ne vois pas bien le rapport entre le DE et le fait d’être DS, concède l’ancien coureur. Les deux choses n’ont pourtant pas grand-chose à voir. » Qu’importe, Sébastien a pu mettre à profit cette opportunité pour élargir sa palette de compétences. « En parallèle de mon rôle de DS, j’entraîne deux de mes coureurs du SCO. » Preuve qu’il apprécie aussi sa nouvelle casquette. « Quand j’étais coureur, je m’intéressais pas mal à l’entraînement. Et puis j’ai eu Julien Pinot (coach de la fdj.fr) comme entraîneur. Il m’a présenté son approche plus scientifique. »

L’ACE lui permet d’ouvrir ses horizons. « J’ai rejoint l’association comme deux amis, Rémy Deutsch et Xavier Pérez. Rémy a une vision assez scientifique également. Avec l’ACE, et notamment Fabien, l’approche est complètement différente, la préparation passe par la pratique de plusieurs sports. C’est important de prendre en compte les expériences de tout le monde. Dans ce secteur, rien n’est jamais figé. »

Bien occupé par ses responsabilités de DS dans un club de DN1 et habitant Grenoble, Sébastien est obligé de travailler un peu à distance de ses deux protégés. Même s’il les voit en course le week-end. « Je ne peux pas faire comme Fabien, qui est vraiment proche de ses coureurs, va rouler avec eux. Ce n’est pas le même travail, je n’ai pas leur ressenti en direct. Mais je les vois évoluer. »

Désormais entraîneur et DS, Sébastien Grédy ne regrette pas son passage par Poitiers et les contacts avec ses différents collègues. « ça m’a apporté plein de choses », concède-t-il. A tel point qu’il entend bien conserver ses deux activités. « On est deux DS, ça me laisse un peu de temps pour entraîner… »

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Propos recueillis par Vivien Leroux

En 2014, Romain Jagu espère oublier ses problèmes de santé

La saison 2013 de Romain Jagu s’est achevée prématurément. Dès la fin août, le coureur du V Naintré, dans la Vienne, a rangé le vélo, du moins en compétition. « Je m’étais préparé pour une manche de coupe de France DN3 mais je n’ai pas été sélectionné dans l’équipe de la Vienne », explique-t-il. « J’avais également une autre course à mon programme, mais nous n’étions pas assez nombreux pour pouvoir y participer. J’ai donc couru ma dernière course lors du dernier week-end d’août. »

Le point final d’une saison décevante en terme de résultats. « C’est très mitigé. J’ai des places de troisième, quatrième ou cinquième dans des courses toutes catégories. Mais je n’ai pas eu de gros résultats. » La faute à des problèmes de santé récurrents. « J’ai des douleurs à la jambe, au niveau de l’artère iliaque. Ça m’empêche d’être à fond dans les courses, quand il y a des attaques. Je le ressens aussi beaucoup dans les contre-la-montre. » L’intersaison devrait ainsi lui permettre de se remettre sur pied. «  Je vais à Lyon dans quelques jours pour passer des examens en vue d’une opération », note le jeune coureur de bientôt 23 ans, également étudiant à Bordeaux. «  J’espère pouvoir être opéré en décembre. »

Après être passé sur le billard, il devra observer environ un mois de repos total avant de reprendre l’entraînement et d’aborder la saison 2014. « Je vais redescendre en deuxième catégorie. Ce n’est pas plus mal pour reprendre. L’objectif de l’année sera de retrouver un bon niveau et de remonter en première catégorie. » Le coureur entraîné par Fabien Aoustin, qui vient de terminer sa dernière saison en espoir, continuera de rouler sous les couleurs du Vélophile naintréen.

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Propos recueillis par Vivien Leroux