Archives du blog

Thibault Ferasse est passé par toutes les émotions

Cinquième du Tour de Corse, le coureur de l’UC Nantes a confirmé sa bonne forme en devenant une semaine plus tard champion des Pays de la Loire.

C’était son objectif. Ce Tour de Corse, Thibault Ferasse l’avait coché sur son calendrier depuis de longs mois. Alors, quand il s’est imposé à Calvi lors de la troisième étape, s’emparant au passage du maillot de leader, le Nantais pensait avoir fait le plus dur. Mais le cyclisme est un sport d’équipe et Thibault a pu le constater à ses dépens.
Parti dans une échappée à sept, son coéquipier Antoine Besson a lui aussi fait coup double à Bastia. Victoire d’étape et donc victoire finale. « Ce n’était pas à nous de rouler en tête de peloton, explique Thibault. Dans l’échappée, Antoine était le mieux placé au général. En tant qu’équipier du leader, il n’a pas pris un relais. C’est forcément une petite déception personnelle de perdre le maillot de leader le dernier jour mais la victoire reste dans l’équipe, c’est bien aussi. »

La pilule est donc mieux passée pour Thibault qui avait axé toute sa préparation sur cette épreuve. « Il se sentait très fort, confirme son entraîneur Didier Crochet. A chaud, il était un peu déçu de ne pas avoir gagné mais il a joué le jeu de l’équipe, ça prouve son honnêteté. Physiquement, il était au top, il avait la victoire dans les jambes. »

Finalement cinquième du général, le coureur de l’UCNA n’a toutefois pas mis longtemps à digérer sa relative déception. Engagé de dernière minute sur le championnat régional par le comité de Loire-Atlantique qui ne l’avait initialement pas sélectionné, Thibault a confirmé les espoirs placés en lui. « Un coup est parti rapidement avec quinze coureurs dont quatre de deuxième catégorie, raconte-t-il. On a vite eu dix minutes d’avant vu que personne ne voulait rouler derrière. » Ne restait alors à Thibault qu’à se jouer des trois autres coureurs de sa catégorie tout en jouant l’équipier de luxe pour ses équipiers de l’UCNA en course pour le titre de champion Pays de la Loire de première catégorie. Une situation par forcément évidente à gérer. « Quand j’ai vu que le peloton ne reviendrait pas, je me suis sacrifié pour les gars mais il a fallu que je remette la machine en route à dix bornes de l’arrivée car le peloton se rapprochait. »

Huitième du scratch, et premier coureur de deuxième catégorie, Thibault Ferasse pouvait alors savourer son deuxième titre régional après celui conquis dans les sous-bois lorsqu’il évoluait en cadet. « Je suis très content surtout que j’avais terminé deuxième l’année passée chez les juniors. » Didier Crochet avait, lui aussi, le sourire dimanche soir aux Essarts. « Le titre, on y pensait, on savait que c’était largement jouable mais je croyais qu’il allait accuser le coup après le Tour de Corse. Finalement, il avait bien récupéré et cette fois, la course d’équipe a joué en sa faveur. »

Ce week-end, c’est sur le Tour du Charolais en Bourgogne que Thibault tentera de confirmer ses récents bons résultats. Viendra ensuite une semaine de coupure. « Pour une fois, il est demandeur » sourit Didier Crochet. Puis peut-être le Tour de Martinique en juillet. « C’est très dur mais le parcours peut lui convenir, rappelle son entraîneur. Chez les juniors, il y avait gagné deux étapes. » Et s’il venait à rajouter un succès à son tableau de chasse, il pourrait rapidement être promu en première catégorie. « Je n’ai jamais compté mes points, rigole-t-il, je ne sais même pas comment ça se passe. »

ACE Thibault Ferasse

 

Propos recueillis par Guillaume Leroux 

Publicités

Fabien Leduc ou l’entraînement clé en main

Avec sa société Abicyclette, basée à Rennes, Fabien Leduc s’occupe de balades en famille mais pratique aussi la préparation individuelle en cas de demande.

Au sein de l’Académie du Cyclisme et de l’Entraînement, Fabien Leduc est une exception. Seul entraîneur à ne pas suivre de coureurs à l’année, il a pourtant fait du cyclisme son métier. Créateur de la société Abicyclette qui organise des voyages à vélo tout public en France comme à l’étranger, Fabien a légitimement choisi d’adhérer à l’ACE. « J’apprécie de pouvoir partager mes expériences et mes connaissances avec les autres entraîneurs, explique-t-il. Ces échanges sont souvent très riches et permettent de se remettre en question, de s’appuyer sur une analyse différente et complémentaire. Ça donne de la confiance. »

Car si Abicyclette est essentiellement axée sur les circuits familiaux, la structure est parfois confrontée à des demandes plus précises qui nécessitent des compétences particulières dans les domaines de l’entraînement et de la planification. « Nous avons eu le cas d’un coureur qui voulait préparer La Marmotte, une cyclo-sportive de renom dans les Alpes. Il a fait appel à la société. Nous avons organisé un stage de 4 jours à la montagne, planifier ses entraînements pendant six mois et l’avons suivi pendant la course. La saison passée, nous avons eu trois ou quatre demandes de ce type. »

Bien que ces prestations ne soient pas le cœur de son métier, Fabien tient à ce qu’elles continuent d’exister. « Nous ne mettons pas trop ces prestations en avant dans notre communication, ça se fait sur du bouche à oreille mais nous souhaitons les conserver. Nous proposons aussi du perfectionnement technique sur le VTT. »
Pour Fabien, il existe des similitudes entre la préparation d’un coureur professionnel et celle d’un cyclo-sportif. « La rigueur est identique même si on travaille souvent avec des personnes qui ont une famille et un métier donc moins de temps libre, il faut s’adapter à ça.  Il s’agit d’être précis. Pas question d’envoyer quelqu’un sur une séance d’entraînement qui ne sert à rien. »

Et si son activité ne lui laisse que peu de temps libre, il ne s’interdit pas, un jour, de s’occuper de coureurs sur une saison entière comme le font les autres entraîneurs de l’ACE. « Ça me tenterait bien mais il faut faire les choses les unes après les autres. Toutefois je m’en sens capable, surtout entouré de l’équipe de l’Académie. On verra par la suite. »

PHOTO_ace FABIEN L

 

Propos recueillis par Guillaume Leroux 

Jour de victoires pour l’Académie

Thibault Ferrasse, vainqueur à Ancenis, et Vincent Barbot, lauréat pour la première fois de sa carrière à Juigné-les-Moutiers, ont offert deux nouveaux bouquets à l’Académie du Cyclisme et de l’Entraînement.

Ce mercredi 8 mai 2013 sera à marquer d’une pierre blanche pour l’ACE. En l’espace de quelques dizaines de minutes, Thibault Ferrasse (UC Nantes Atlantique) et Vincent Barbeau ont remporté leur première course de la saison. Pour le coureur du Nantes Doulon Vélo Sport, il s’agit même du premier succès de sa carrière. « Ca fait super plaisir, jubilait-t-il, quelques heures après avoir franchi la ligne en levant les bras. Cela faisait plusieurs courses que je tournais autour de la victoire et elle arrive enfin. C’est une petite revanche par rapport aux départementaux de la semaine dernière ou je n’avais pas réussi à me qualifier pour les championnats régionaux. J’espère que ça va me débloquer pour la suite. » Ce premier bouquet, son entraîneur Patrice Cossard l’avait presque vu venir. « J’avais un pressentiment, je sentais qu’il allait en cogner une bientôt. Je suis vraiment content car ça fait longtemps qu’il attendait sa première victoire. J’espère que ça va lui servir de déclic. Maintenant, il sait qu’il est capable de gagner. »
Pour s’imposer à Juigné-les-Moutiers, une course de troisième catégorie, Vincent a joué une partition parfaite. « On est parti à onze rapidement, on n’a jamais été rejoint et à deux kilomètres de l’arrivée, je suis parti avec un autre coureur que j’ai battu au sprint. »

Thibault Ferrasse a lui eu plus de temps pour savourer sa victoire. Vainqueur en solitaire après avoir figuré dans une première échappée de seize coureurs, puis dans un groupe de quatre rescapés, il se félicitait lui aussi de son premier succès de la saison. « C’est une grosse satisfaction surtout que je suis à deux semaines du Tour de Corse qui est mon objectif du début de saison. C’est super et ça prouve que l’on travaille bien avec mon entraîneur. » Didier Crochet, l’entraîneur en question, savourait également une victoire qui arrive quelques jours après celle d’un autre de ses coureurs, Florent Guilbaud. « C’est une très bonne chose mais je suis un peu surpris car Thibault sortait d’une grosse semaine d’entraînement. Je ne pensais pas qu’il aurait été en forme si tôt. Ça montre qu’il encaisse bien les grosses charges d’entraînement, c’est positif. » Deuxième à Avessac récemment et quatrième d’étape du relevé Tour des Mauges dimanche, Thibault Ferrasse tournait autour d’une victoire depuis quelques semaines. « Il sentait que ça venait, il fallait juste qu’il soit patient, confirme Didier. Ca a souri pour lui, c’est super. Le travail paye et c’est une très bonne chose en vue du Tour de Corse où le podium sera largement jouable pour lui. »

Vincent gagne

 

Propos recueillis par Guillaume Leroux

 

Patrice Cossard : « Avec l’Académie, on veut apporter un complément à ce qui se fait dans les clubs »

 

 

 

 

Co-créateur de l’Académie du Cyclisme et de l’Entraînement avec Fabien Aoustin, Patrice Cossard dresse un bilan positif de la structure. Pour le blog de l’ACE, Patrice, cadre technique nationale auprès de la Fédération Française de Cyclisme, s’explique sur son parcours, sa vision de l’entraînement et les atouts de l’Académie.

Lors de sa création, il y a bientôt trois ans, quelle était l’ambition de l’ACE ?

A l’époque, Fabien et moi entraînions déjà des jeunes de manière bénévole. On était passionnés tous les deux d’entraînement mais on ne voulait pas monter notre société. On se disait qu’il fallait mieux créer une association pour que les jeunes puissent avoir des plans d’entraînement et que ce soit fait dans un cadre réglementé. L’objectif était que des coureurs, ainsi que d’autres entraîneurs, nous rejoignent pour échanger et collaborer.

Les coureurs sont de plus en plus demandeurs de plans d’entraînement individuels ?

Il y a effectivement de plus en plus de jeunes qui ont besoin d’individualiser leurs entraînements. En générale, il y a des entraîneurs dans les clubs mais parfois ils ne gèrent que des entraînements collectifs le mercredi ou le samedi. Trop peu proposent des entraînements individualisés. On voulait apporter un complément à ce qui se fait dans les clubs et les aider dans leurs démarches de formation.
Il y a dix ou vingt ans, peu de Juniors ou de Cadets n’avaient de plans d’entraînement individualisés. Aujourd’hui, tous les Juniors de l’équipe de France en ont. Auparavant, les coureurs passaient professionnels sans avoir jamais eu d’entraîneurs. Ce n’est plus le cas.

Quel a été ton parcours avant d’intégrer le FFC ?

J’ai couru sur route et sur piste jusqu’à l’âge de 24 ans. J’évoluais alors en première catégorie. Ça ne m’intéressait pas de faire une longue carrière chez les amateurs donc dès que j’ai vu que je ne pourrais pas passer pro, j’ai arrêté. Aussi, j’ai toujours été attiré par l’entraînement et à 23 ans, j’étais déjà entraîneur du Pôle Espoirs de Poitiers. Du coup ma reconversion était toute trouvée.
Ensuite, je suis devenu responsable d’une formation au CREPS de Poitiers jusqu’en 2001 puis j’ai obtenu mon concours de professorat de sports. Avec ce concours, j’ai fait un an à la direction départementale jeunesse et sports de l’Indre puis j’ai été nommé conseiller technique régional en île de France. Et en 2006, j’ai obtenu un poste sur le secteur de la formation à la FFC.

Justement, quel est l’opinion de la FFC sur des structures comme l’Académie ?

Je ne sais pas. L’Académie est, pour moi, une démarche complètement indépendante. Mon métier c’est de former des entraîneurs et je me voyais mal ne plus être entraineur en parallèle, ne plus être au contact de coureurs. C’est pour ça que, dès que je suis arrivé sur Nantes en 2006, je me suis mis en quête de coureurs à entraîner. Ça n’a rien à voir avec ma mission fédérale, je le fais bénévolement.

Comment sont perçus les entraîneurs dans le milieu du cyclisme ?

On est plutôt bien vus. Ce qui est parfois un petit peu délicat à l’Académie c’est que les entraîneurs se situent en dehors des structures clubs. C’est quelquefois un petit peu compliqué avec des rivalités ou des jalousies qui peuvent s’instaurer. Il y a vingt ans, un coureur qui avait un entraîneur, on disait de lui qu’il se la racontait. Maintenant, c’est plutôt le contraire, les jeunes sont contents d’annoncer qu’ils sont suivis par un entraîneur.

Quel est l’intérêt pour un coureur de rejoindre l’Académie ?

C’est d’avoir un suivi individualisé et surtout la garantie que son entraîneur ne fasse pas trop de bêtises car il y a beaucoup d’échanges et de discussions entre chaque entraîneur de l’Académie. Chaque plan que l’on fait à un coureur, on le communique aux autres entraîneurs. Il y a une garantie de faire un petit peu moins d’erreurs que si on était tout seul dans notre coin.
Et puis, entre entraîneurs, on peut être complémentaire. Par exemple, Christina Seiller que j’entraîne veut se tester sur du triathlon. Je prends en charge la partie vélo mais, à ma demande, c’est Fabien, titulaire du BEESAN, qui s’en occupe sur la natation. C’est l’avantage de l’Académie.

C’est donnant-donnant finalement ?

Voilà. En rentrant à l’ACE, les coureurs donnent aussi une part d’eux-mêmes pour que les entraîneurs puissent progresser et se former. Quand je décide d’entraîner un coureur, je ne le fais qu’à condition qu’ils me permettent d’acquérir de nouvelles connaissances. Eux y gagnent car ils ont un suivi individualisé et très pointu et moi j’apprends à leurs côtés mon métier d’entraîneur. Si je faisais des planifications et qu’il n’y avait aucun retour, je n’apprendrai pas grand-chose. Dans ces cas-là, on arrête assez vite.

Quel est le bilan de l’ACE deux ans et demi après sa création ? Le but a-t-il été atteint ?

A l’origine, on ne s’était pas fixé de but très précis. Cela dit, on imaginait qu’il y aurait beaucoup plus de coureurs avec plus d’actions, plus de stages, plus de rencontres entre coureurs. On s’aperçoit que c’est compliqué car il y a toujours cette concurrence avec les clubs dans laquelle on ne veut pas rentrer. On ne veut pas prendre la place des clubs, surtout pas. On préférerait travailler avec eux pour apporter une plus-value à ce qu’ils réalisent déjà.
Du coup, l’Académie est surtout orientée sur la communication et les échanges entre les entraîneurs. On s’auto-forme.  Le point positif c’est que ça marche bien. On est sollicités pour des choses auxquelles on n’avait pas pensé au départ comme des actions de formation.

C’est quoi un entraîneur pour toi ? Autant de psychologie que de planifications ?

Avec les coureurs que j’entraîne, on échange beaucoup sur les planifications, sur le secteur physique de la performance. Je me rends compte qu’un bon entraîneur est quelqu’un qui est avec son athlète, qui roule avec son athlète. Je serai incapable de faire des planifications d’entraînement sans ce contact humain. Un entraîneur c’est aussi parfois un confident, il a besoin de voir son athlète à l’entraînement ou en course. Si on fait des planifications sans avoir de retours ou d’échanges, on fait forcément des bêtises car la partie humaine et psychologique n’est pas prise en compte.

Quels coureurs entraînent tu aujourd’hui ?

Actuellement, j’entraîne deux coureurs, Vincent Barbeau et Christina Seiller. Ça me va bien. J’en ai eu quatre mais je trouvais que c’était la limite. J’ai un métier, une famille et ça me demandait trop de temps.
Je voulais aussi me recentrer sur l’activité des entraîneurs,  passer plus de temps à regarder les planifications des collègues, à échanger avec eux.

Patrice

 

Propos  recueilli par Guillaume Leroux 

Romain Houeix, à la recherche de la meilleure forme

Après une saison 2012 difficile, Romain Houeix, désormais en deuxième catégorie, aimerait renouer avec le succès tout en continuant son apprentissage des méthodes d’entraînement.

Le Tour de Calédonie 2011, Romain Houeix ne l’oubliera pas de sitôt. Pour le coureur de l’UC Cholet, l’épreuve automnale coïncide avec son dernier succès mais aussi avec le début des ennuis. « J’ai remporté la quatrième étape, une de mes plus belles victoires, puis je suis tombé lors de la septième et me suis fracturé la clavicule » se souvient-il.
Depuis, Romain peine à retrouver ses sensations. La saison 2012 ayant été pour lui particulièrement délicate. « J’ai été opéré 25 jours après ma chute et ensuite j’ai vécu deux mois avec des broches. On me les a retirés à la fin du mois de janvier et on s’est rendu compte qu’il y avait eu une infection. J’ai dû effectuer un traitement antibiotiques d’un mois et demi avec interdiction de faire du sport. »

De retour à la compétition début avril, il ne retrouve plus ses bonnes jambes de l’année précédente terminant quand même 10e à Louisfert dès sa reprise et 8e des championnats régionaux début juin. « Le problème c’est que j’étais bien un dimanche puis en souffrance les trois suivants. Ce n’est pas top pour le moral. On rentre dans un cercle vicieux, je ne marche pas donc je ne m’entraîne pas donc je ne marche pas. »

A l’issue de la saison 2012, il est, faute de résultats, relégué en deuxième catégorie. Avec son nouvel entraîneur Fabien Aoustin, ils se mettent rapidement en tête de préparer l’année 2013. « Cette saison sera moins importante que les précédentes, reconnaît le coureur de 24 ans. Je sors de deux années intensives de vélo donc j’ai décidé que ce serait plus tranquille. »
Ils ne se sont alors pas fixés d’objectifs si ce n’est celui de « regagner des courses et de me faire plaisir sur un vélo »

En collaborant avec Fabien, Romain veut également approfondir sa connaissance de l’entraînement. « Je m’y intéresse beaucoup, je lis des livres, je me documente. » Titulaire du BF1, il envisage de passer d’autres diplômes. « Avec Fabien, on échange beaucoup. C’est intéressant de savoir l’utilité de tel exercice ou les bienfaits d’une planification. Avant que je ne rejoigne l’Académie, je ne connaissais pas vraiment les exercices spécifiques, je faisais beaucoup de volumes et très peu d’intensité. Même en Espoirs 3 où je ne travaillais qu’à mi-temps, je n’avais pas de planifications au jour le jour. »

Cette saison, le cyclisme ne sera pas sa priorité. Employé d’une pizzeria, il a moins de temps que par le passé à consacrer à l’entraînement. Mais si la victoire venait à pointer rapidement le bout de son nez, nul doute que ce passionné se donnerait les moyens de briller plus régulièrement.

Image

 

Propos recueilli par Guillaume Leroux 

Bryan Coquard, la récompense du travail

Seul professionnel de l’Académie, le sprinteur du Team Europcar est l’exemple à suivre. Celui d’un coureur prometteur qui, à force d’entraînement, confirme jour après jour tous les espoirs placés en lui.

En l’espace d’une saison, Bryan Coquard est passé de l’ombre à la lumière. D’un statut de coureur amateur plein d’avenir à celui de professionnel à qui tout sourit. A 20 ans, le sprinteur de l’équipe Europcar incarne l’avenir du cyclisme français. Il affiche une précocité rare que ses quatre victoires en deux mois sur le circuit professionnel confirment.

Ses qualités ne sont toutefois pas tombées du ciel. Pour en arriver là, le jeune homme de Savenay a beaucoup travaillé et ce n’est pas aujourd’hui qu’il se reposera sur ses acquis. Il le reconnaît pourtant volontiers, l’entraînement ce n’est pas ce qu’il apprécie le plus. « Je fais du vélo avant tout pour la compétition. L’entraînement je ne déteste pas, il faut passer par là, mais je préfère passer une semaine sur une course qu’une semaine à m’entraîner dur. »
Rien de surprenant alors à le voir collaborer avec Fabien Aoustin, son premier entraîneur lorsqu’il portait les couleurs de l’US Pontchâteau et avec qui, il est toujours resté en contact. A l’époque, Bryan était un Cadet talentueux comme il en existe des centaines. Sa détermination, sa volonté et son envie de réussir lui ont ensuite permis de franchir le Rubicon.
Entre eux, on dépasse la cadre de l’entente coureur-entraîneur. « Si j’ai choisi d’être de nouveau entraîné par Fabien, c’est d’abord car je m’entends très bien avec lui, notre relation est presque fusionnelle et j’aime bien sa vision des choses. »

A aucun moment, Bryan ne s’est interrogé sur les capacités de Fabien à entraîner un coureur professionnel, ce qu’il n’avait jamais fait auparavant. « Au contraire, ce qui est intéressant c’est de découvrir ensemble le milieu des pros. » Il a également toujours ressenti le besoin d’être épaulé. « A mon âge, avoir un entraîneur est indispensable. Je suis jeune et je ne me connais pas assez. Etre entraîné, ce sont des soucis en moins, je n’ai pas à me demander comment je vais gérer ma semaine. »

Les deux amis s’accordent une confiance mutuelle. C’est ce qui fait, entre autre, la réussite de leur collaboration. « Il est aussi très ouvert d’esprit, reconnaît Bryan. Il y a encore un mois alors que la saison était déjà commencée, nous nous retrouvions pour des séances à la piscine. Je fais aussi un peu de VTT pour le changer les idées. Avec lui, je ne fais pas seulement des kilomètres. »

Et malgré son début de saison tonitruant, le vice-champion olympique de l’omnium a encore besoin d’être rassuré. « C’est vrai que Fabien m’épaule psychologiquement. Il me canalise quand je veux en faire trop et me motive quand ça va moins bien. » Et si tout lui réussit depuis plusieurs mois, Bryan sait que sa période faste cessera un jour ou l’autre. 

« Pour l’instant, tout va bien pour moi et Fabien y est pour beaucoup mais il y aura des périodes plus compliquées. Mais je ne m’arrête pas là. J’ai le regarde levé un petit peu plus loin. » Le Circuit de la Sarthe et le Tour de Turquie approchent à grand pas et le Nazairien a bien l’intention de s’offrir de nouveaux bouquets. Histoire de contenter son équipe, son entraîneur et l’Académie du Cyclisme et de l’Entraînement, une structure qu’il juge « super sympa. Pour les coureurs qui n’ont pas eu la chance d’être dans un Pôle, c’est génial. Ça donne l’opportunité aux jeunes de progresser et de prendre du plaisir à s’entraîner. »

Image

Propos recueillis par Guillaume Leroux 

A l’heure des tests

La saison est commencée depuis un mois pour la plupart de nos coureurs : les courses s’enchainent, les premiers objectifs se rapprochent. Pour toutes ces raisons, les entraînements deviennent de plus en plus spécifiques.

Dans ce cadre, Bastien a réalisé vendredi soir un test pour déterminer sa puissance maximal aérobie (PMA). Il en a était de même pour Bryan, Romain et d’autres coureurs de l’ACE il y a quelques semaines.

L’analyse des résultats de ce test permet à Fabien, entraîneur de Bastien, de lui proposer un entraînement beaucoup plus précis et adapté pour son futur mésocycle.  Ce mésocycle sera consacré au développement de sa PMA.

Souhaitons-lui bon courage pour ces quelques semaines de travail.

Image

Bastien durant une phase de récupération de son test.

Bastien Gauchot, le Bac avant le vélo

Pour continuer sur notre série d’article de présentation des coureurs de l’association, découvrez aujourd’hui: Bastien GAUCHOT.

Le coureur de l’équipe junior de l’UC Nantes aura deux objectifs en 2013 : obtenir son baccalauréat et goûter de nouveau à la victoire après une année 2012 perturbée par une blessure.

Bastien Gauchot a renoué avec la compétition dimanche aux Interclubs à Marzan. Pas de victoire pour le coureur de l’UC Nantes Atlantique (finalement 36e) mais de bonnes sensations qui confirment les espoirs placés en cette saison 2013.

Après une saison 2012 délicate causée par des douleurs récurrentes au genou, Bastien Gauchot, 18 ans depuis la semaine dernière, aborde l’année avec ambition. « Je ne me suis pas encore réellement fixé d’objectifs, précise-t-il. On verra en fonction de mes résultats et de mes examens. » Elève de Terminale L au Lycée Camus à Nantes, il prépare son bac avec rigueur et n’entend surtout pas tirer un trait sur son diplôme pour quelques bons résultats sur le vélo. « Avec mon entraîneur, on travaille quand même pour être en forme sur deux ou trois Nationales Juniors. On affinera le calendrier selon les premiers résultats. »

Après avoir travaillé avec Thierry Morinaud, il s’entraîne désormais avec Fabien Aoustin. « On a commencé en novembre, raconte-t-il. Ce que j’aime bien avec l’Académie c’est le fait qu’il y ait un groupe d’entraîneurs qui ont chacun un point de vue sur l’entraînement. J’ai besoin de conseils pour bien l’optimiser et pour le travail spécifique. »

Désormais en Juniors 2 au sein d’une équipe nantaise également ambitieuse, Bastien Gauchot entend se mettre en évidence rapidement. Histoire de se voir récompensé de sa grosse préparation hivernale et de lancer la saison 2013 de la meilleure des manières.

Image

Propos recueillis par Guillaume LEROUX

%d blogueurs aiment cette page :