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Iris Sachet, les études avant tout

Iris 2016La sprinteuse nantaise, qui a changé d’équipe cet hiver, donnera jusqu’à cet été la priorité à ses études. Elle ambitionne ensuite de briller avec sa nouvelle formation ou sous le maillot de l’équipe de France.

Cette saison, Iris Sachet a troqué son maillot du Nantes Doulon VS pour celui de l’équipe DN17 Poitou-Charentes. Une formation de l’élite féminine qui devrait lui permettre de se confronter plus régulièrement au très haut-niveau. « J’ai une vraie équipe où l’on bosse les unes pour les autres, se réjouit-elle. On a en plus un programme sympa avec quelques courses de niveau international. » Il y a un mois, à Chambéry, c’est d’ailleurs sa coéquipière Marjolaine Bazin qui s’est imposée lors de la première manche de la Coupe de France.  » J’étais bien placée pour la gagne mais j’ai cassé ma roue à 500 mètres de la ligne, raconte Iris. Ce n’était que ma deuxième course de la saison. »

Si Iris court peu cette saison, c’est que son emploi du temps ne lui en laisse guère le temps. Désormais en Master 2 de Staps à l’université de Nantes, elle fait de sa réussite scolaire une priorité. « Cette année, je vais beaucoup plus privilégier les études pour ne pas rater mes examens, reconnaît-elle. J’aimerai ensuite décrocher une thèse pour pouvoir faire de la recherche. » Un sacré programme, bien plus précis que son calendrier cycliste. « J’avais un objectif en mai en Chine avec l’équipe de France mais le déplacement a été annulé, regrette-t-elle. D’ici cet été, je n’aurai donc pas trop d’objectifs si ce n’est celui de prendre du plaisir à faire du vélo. Je ferais au mieux, ça, c’est certain. »

Cet été, Iris, libéré provisoirement de ses contraintes scolaires, mettra de nouveau le vélo en tête de ses priorités avec des courses à cibler avec son entraîneur, Fabien Aoustin. « Il y a la Course by le Tour sur les Champs à laquelle j’aimerai participer comme l’année dernière et aussi peut-être la Route de France ou d’autres courses avec l’équipe de France. Je calerai tout ça une fois que j’aurai terminé les cours. »

Vainqueur à quatre reprises la saison passée, la sprinteuse s’attend à connaître moins de réussite en 2016. Pour elle, l’essentiel est ailleurs. Mais aux beaux jours, lorsque cahiers et stylos auront été rangés au fond du tiroir, on devrait de nouveau là retrouver au plus haut des classements.

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La belle fin d’été d’Iris Sachet

Deuxième fille du groupe, Iris Sachet, 20 ans, a rejoint l’association au printemps dernier, auprès de Fabien Aoustin, avec qui elle va préparer les championnats de France sur piste, en octobre prochain.

Le début du mois d’août a été prolifique pour Iris Sachet. La jeune espoir 2 de Nantes Doulon a remporté la Semaine cantalienne, devant un peloton hexagonal. « C’est une course qui regroupe six épreuves avec un classement général aux points, explique-t-elle. J’ai aussi remporté la dernière course. » Au passage, elle devance Fleur Faure d’Aix-en-Provence et Ophélie Fénart d’Île de France. « Ce n’est pas forcément le même niveau qu’une épreuve de Coupe de France mais c’est une bonne référence. »  Iris a décroché là son deuxième succès de la saison après sa victoire sur une manche du challenge féminin des Pays de la Loire.

Ancienne championne de France sur route en cadettes et juniors, l’étudiante en STAPS a changé d’entraîneur il y a quelques mois pour se rapprocher de Fabien Aoustin. « On a commencé début mai. Mon père m’entraînait depuis longtemps. Après avoir discuté, on s’est dit que ce serait bien de changer et que ce soit quelqu’un de l’extérieur qui intervienne. Comme mon père connaissait Fabien… » Si elle n’a pas encore goûté à la préparation hivernale avec l’ACE, Iris Sachet ne devrait pas être totalement en terrain inconnu. « Les bases de l’entraînement seront globalement les mêmes. Mon père travaillait aussi en me faisant faire différentes disciplines, notamment beaucoup de natation. »

En cette fin de mois d’août, la saison sur route d’Iris est quasiment bouclée. Désormais, elle se tourne vers son dernier grand objectif de la saison, avec les championnats de France de piste. Une discipline dont elle a déjà été championne de France chez les jeunes. « Je fais plus de l’endurance, de la course aux points. »

Consciente qu’elle ne vivra jamais de son sport –« c’est quasiment impossible »-, la sociétaire de NDVS entend surtout « se faire plaisir » dans les années à venir et pourquoi pas « être au meilleur niveau national voire international ». Les études resteront donc son objectif prioritaire. « Je vais me diriger dans la recherche dans le sport, je ne sais pas trop encore précisément vers quoi.  Je n’ai pas encore tout à fait les idées claires à ce sujet mais les connaissances de l’entraînement pourraient être intéressantes pour moi. »Iris 2014

 

Propos recueillis par Vivien Leroux