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Fiona Dutriaux n’attend plus que le soleil

Active sur les courses de début de saison, la sprinteuse nordiste, nouvelle venue à l’Académie, attaque cette saison 2016 avec ambition.

C’est la dernière venue à l’Académie du cyclisme et de l’entraînement (ACE). Elle n’en est pas pour autant la moins expérimentée. A 27 ans, la Nordiste Fiona Dutriaux compte déjà de nombreuses victoires à son actif dont plusieurs titres de championne de France sur piste et même un titre de championne d’Europe juniors de poursuite individuelle en 2007. Elle se montre également à son avantage sur route avec plusieurs succès, la plupart en Belgique, dont quatre la saison passée. « J’habite à Camphin-en-Pévèle, près de la frontière belge donc je cours essentiellement là-bas, explique-elle. Il y a beaucoup plus de courses qu’en France et c’est plus structuré. Il n’est pas rare que l’on se retrouve à 70 ou 100 au départ d’une course avec des filles de toute l’Europe alors qu’en France, parfois, on court avec les Cadets ou les Juniors. »

Avec son équipe, Autoglass Wetteren cycling team, elle ne dispute quasiment que des courses internationales. Elle a d’ailleurs pris le mois dernier, la troisième place de l’Open Omloop d’Ooike derrière deux athlètes danoises. « Ce n’était que ma troisième course. Je suis plutôt satisfaite de mon début de saison pour le moment », se félicitait-elle quelques heures après ce premier podium en 2016. L’hiver, ce n’est pourtant pas ce qu’elle préfère. « Je n’aime pas trop le froid, reconnaît-elle, donc je compte être en forme dans les jours ou les semaines qui viennent. J’aimerai bien participer aux courses à étapes de cet été comme la Route de France ou le Béné ladies tour, une épreuve que j’apprécie et qui se dispute en Belgique et aux Pays-Bas. »

Pour cela, elle s’appuiera sur les conseils de son nouvel entraîneur, Fabien Aoustin. « On s’est rencontré aux derniers championnats d’Europe sur piste, précise Fiona. Le courant est bien passé et j’avais besoin d’un peu de changement. Fabien me suit sur les programmes d’entraînement mais j’ai aussi un entraîneur dans mon club. » Un doublon qui ne perturbe pas Fabien, salarié de l’ACE. « Avec Fiona, on ne va pas beaucoup se croiser, tout se fera à distance et c’est quelque chose d’un peu nouveau pour moi. C’est bien qu’elle puisse s’appuyer sur quelqu’un d’autre sur place. »

Car Fiona ne devrait pas beaucoup courir en France ces prochaines semaines. « Mon équipe ne se déplace pas forcément sur les courses en France et je n’ai pas non plus toujours du temps pour de longs trajets. » Diététicienne à son compte, elle doit, en effet, jongler entre sa carrière et cycliste et sa vie professionnelle. « J’ai mon propre cabinet donc je gère mon emploi du temps comme je l’entends mais ce n’est pas toujours facile. Le lendemain d’une course, j’aimerai me reposer mais je ne peux pas toujours. » Cela ne devrait pas l’empêcher de préparer sereinement la saison de piste qui redémarrera au printemps. « Les championnats de France et ceux d’Europe à Saint-Quentin-en-Yvelines sont de gros objectifs pour moi. » D’ici là, Fiona aura largement le temps de s’illustrer dans son Nord de la France natal.

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Fiona espère faire comme l’an passé: s’entraîner beaucoup l’hiver pour récolter les fruits de ce travail au printemps !  

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L’adaptation parfaite d’Axel Journiaux

Vainqueur fin mars des Boucles Guégonnaises et deuxième d’une manche des Plages Vendéennes, Alex Journiaux découvre la DN1 avec un appétit d’ogre.

Fraîchement débarqué au sein d’une des meilleures formations françaises, Axel Journiaux n’aura pas mis longtemps à se faire remarquer. Présent dans la bordure mémorable du team Vendée U lors d’une des premières manches des Plages Vendéennes, il avait ce jour-là pris la deuxième place. Une course avec les blancs et rouges et déjà un podium, l’ancien coureur du Team Pays de Dinan pouvait difficilement rêver meilleure adaptation. Quelques semaines après, et en solitaire, il s’imposait sur les Boucles Guégonnaises. « Ce jour-là, tous les feux étaient au vert, se souvient-il. Je ne pensais pas être en forme si tôt. Nous devions participer au Tour de Bretagne (25 avril – 1er mai) mais n’avons finalement pas été invités donc je n’avais pas eu le temps de bien préparer les classiques bretonnes. » C’est donc avec une préparation tronquée qu’il est venu dans le Morbihan s’offrir sa deuxième victoire en Elite nationale, quelques mois après une étape du Tour des Deux-Sévres.

« On ne s’y attendait pas du tout car Axel sortait d’une grosse semaine d’entraînement, confirme son entraîneur au sein de l’Académie du cyclisme et de l’entraînement, Corentin Thibaud. C’est une période qui lui réussit bien puisque l’année dernière, il avait, début avril, remporté deux courses et pris la deuxième place du Circuit du Méné. »
Peu importe le maillot qu’il porte, Axel Journiaux est donc un homme du printemps. Et même s’il a dû, à regret, faire une croix sur le Tour de Bretagne, les objectifs pour la suite de la saison ne manquent pas. « En ce moment, on prépare Liège Bastogne Liège espoirs qui aura lieu le 16 avril, précise son entraîneur. C’est une course qu’il n’a jamais disputé et où il voudra se montrer le plus performant possible. » Le premier concerné ne dément pas même s’il admet que l’épreuve belge n’est pas « l’objectif suprême. Je vais découvrir mais je pense que ce peut être un terrain à ma convenance, j’espère prendre le départ avec la meilleure condition possible. »

Viendra ensuite l’été où Axel, étudiant en deuxième année de Staps à Angers, ne manquera, là encore, pas d’objectifs pour briller sous ses nouvelles couleurs, lui qui s’était imposé à trois reprises la saison passée. « J’ai été très bien accueilli à Vendée U, se réjouit-il. J’étais très bien à Dinan mais j’avais besoin de découvrir autre chose, des courses plus relevées, c’était la suite logique à donner à ma carrière. » Une carrière linéaire qui pourrait le mener, qui sait, vers une structure professionnelle, comme tant d’autres anciens coureurs du Vendée U, à commencer par Bryan Coquard. Ou comme Thibaut Ferrasse (Armée de terre), lui aussi membre de l’Académie.

 

Axel JourniauxAxel en reconnaissance de Liège Bastogne Liège Espoirs. 

« Il y a un an, on ne pensait pas en être là aujourd’hui »

L’assemblée générale de l’association a eu lieu il y a quelques jours, en marge du stage de reprise. Après ce rendez-vous, Fabien Leduc, président de l’ACE, revient sur l’évolution de la structure et les nouveaux défis qui l’attendent.

Le rassemblement a eu lieu le week-end du 11 novembre à Guenrouet. Quel bilan en tires-tu ?

« Ça s’est très bien passé, c’était un beau week-end. Je n’ai pas pu le vivre pleinement, à regrets, mais tout le monde était très content. Les membres ont pu rouler avec un pro (Jérôme Pineau était présent le lundi), quelques jeunes se sont donnés les moyens d’être là. »

Des parents ou des proches ont aussi pu mieux comprendre le travail de l’association…

« C’est important, oui. Dans l’association, il y a un pourcentage assez élevé de jeunes mais qui sont majeurs ou presque. Les parents ne s’impliquent pas forcément autant auprès d’eux. Là, on a pu avoir un contact avec certains. Ça permet aussi de raccrocher du monde, de leur montrer les besoins nécessaires pour faire vivre l’association. »

Plus généralement, la saison a permis à l’ACE de grandir encore. Que retenir de 2014 ?

« L’association a pris de l’ampleur avec l’arrivée d’un deuxième coureur professionnel (Jérôme Pineau). On avait donc deux pros, qui en plus s’entendent très bien. Ça a permis de créer une dynamique autour d’eux, de faire naître quelque chose d’intéressant. Les jeunes ont eu une source de motivation en plus pour s’investir. Cette année, la visibilité de l’association a également été beaucoup plus importante. On a + 600 fans sur notre page Facebook, le site fait 800 visites mensuelles, contre 300 l’an dernier. La visibilité croît. La conséquence, c’est qu’on a une augmentation du nombre de demandes de coureurs. Ce n’est pas pour nous déplaire, cela montre qu’il y a un réel besoin, une vraie demande. Mais c’est aussi un challenge de voir comment on peut y répondre. On ne peut pas être un nombre infini. »

Justement, l’association a-t-elle vocation à se développer davantage ?

« L’objectif numéro 1 reste le regroupement d’entraîneurs. On est donc ouvert à élargir encore le cercle. Si on a de nouveaux entraîneurs, ça peut ouvrir la porte à de nouveaux coureurs, mais dans un second temps. Là, on va prendre en compte les demandes mais on va fonctionner sur un nombre de places limité, avec une liste d’attente et une petite sélection sans doute, même si ça reste encore à définir clairement. Les choses avancent très vite. Il y a un an, on ne pensait pas en être là aujourd’hui. La structure a besoin d’évoluer. »

Souhaitez-vous vous élargir localement ou avec des entraîneurs d’autres horizons ?

« En 2014-2015, on ne peut pas se le cacher, il faut être moderne. On se verra sans doute de moins en moins souvent si on fait grossir les rangs, avec des gens qui sont plus loin. Après, si on peut « recruter » local, c’est idéal malgré tout pour les rassemblements. Mais le réseau se développe. »

L’association a-t-elle gagné en crédibilité ?

« C’est difficile à dire. On a envie de dire « oui » car la visibilité plus importante nous en donne l’impression. On ne peut pas vraiment le mesurer. On est plus visible mais des gens qui ne nous connaissent pas bien ont peut-être toujours un peu de mal à comprendre notre démarche. A nous de travailler pour se « dédiaboliser ». Mais on a des exemples concrets qui nous rendent plus crédibles. Début novembre, on a signé une convention avec la FFC pour la mise à disposition de notre salarié (Fabien Aoustin) auprès de l’équipe de France sur piste.* C’est une reconnaissance de ce qu’on peut proposer. »

Avec ces nouvelles prestations, notamment cet hiver pour Fabien Aoustin, la question se pose-t-elle d’avoir recours à un autre salarié ?

« C’est trop tôt. Fabien va être bien pris mais ça reste pour une période de quatre mois. L’entraînement ne pourra pas faire vivre un autre salarié, à moins d’avoir une vingtaine de coureurs. Mais ça ne correspond pas à ce qu’on veut en termes de qualité de prestation. Il faudrait se développer vers des activités complémentaires, régulières. Pour l’instant, on n’est pas à la recherche de cela. On y va doucement. Si on voit qu’il y a des besoins, notamment de clubs, on verra. On n’est fermé à rien mais il faut prendre son temps. On veut d’abord renforcer notre équipe bénévole. »

* Fabien Aoustin est chargé cet hiver du suivi et de l’analyse vidéo auprès de l’équipe de France.

AG 2014

Propos recueillis par Vivien LEROUX

« Trouver des solutions pour continuer de répondre aux objectifs »

Fabien Aoustin, entraîneur et salarié de l’Académie dresse le bilan de l’année 2014 et présente les projets à venir avant le rassemblement collectif et l’assemblée générale, moment où la question de la capacité de la structure à grandir encore se posera.

En 2014, l’association a mis en place de nouvelles choses, notamment les séances de musculation en groupe. Quel est le bilan ?

« On a pu mettre en place pas mal de choses l’an dernier, notamment dans la préparation physique, avec ces séances de muscu. Je me suis beaucoup investi pour trouver une salle et travailler en collaboration avec Vincent Lefèvre. Ça a pris son envol l’an dernier. Je crois dans l’intérêt de la muscu, c’est un gros gain de temps. Mais je me suis rendu compte que c’est hyper compliqué à organiser pour avoir un suivi régulier. Pour se caler avec Vincent, les salles, on a parfois dû un peu bricoler. C’est super compliqué à mettre en place. On doit essayer de trouver des solutions : continuer en salle ? Proposer des séances à domicile ?

Il faut essayer des choses, prendre les devants. Mais on est quand même satisfait du travail effectué, notamment avec les élites. »

D’autant que ce système a permis de constituer un petit groupe d’entraînement ?

« C’était aussi le but : créer un groupe autour des athlètes habitant près de Nantes. C’était facile avec Bryan et Jérôme mais on voulait aussi intégrer des amateurs. Ça s’est bien fait avec Thibaut, Vincent ou Iris. Un petit noyau a commencé à se créer. »

Cette année a aussi permis d’élargir le groupe d’entraîneurs, notamment avec des spécialistes d’autres régions…

« Au départ, notre intention était de travailler avec un groupe très local mais on n’a pas forcément réussi à attirer les entraîneurs locaux. De par notre réseau, on a plus mis en place une collaboration au niveau national. On est désormais une dizaine d’entraîneurs et il y a encore des demandes. La plupart des échanges se font via une plateforme à distance. On peut encore élargir le groupe mais le seul souci, c’est le temps que ça prend. Si on grandit, il faudra quelqu’un pour gérer, mettre des liens, faire vivre le groupe.  On doit aussi se questionner à ce sujet, trouver des solutions pour continuer de répondre aux objectifs de l’association. Pour bien travailler, doit-on mettre un petit coup de frein ? Il faudra le définir. »

De nouveaux coureurs sont-ils attendus pour l’an prochain ?

« Je suis en discussion avec Sylvain Blanquefort (UC Nantes, ancien champion de France amateur) et Didier est en contact avec Kévin Fouache (Uc Nantes). On aura donc peut être trois coureurs de Nantes. Ça peut être l’occasion de se rapprocher de l’équipe. Nous sommes aussi en contact avec de jeunes coureurs, nous officialiserons tout ces contacts dans quelques jours.»

D’ailleurs, l’image de l’association auprès des équipes et des suiveurs évolue-t-elle ?

« Parfois, les objectifs de l’association ont été mal perçus, notamment au sein des équipes. Mais on veut faire comprendre qu’on est là pour aider les coureurs et donc les équipes. Ça prend forme. Aujourd’hui, des clubs nous appellent pour intervenir auprès d’eux.  Les mentalités changent, ça évolue. Ça fait 5 ans qu’on existe. Même si ça reste un petit projet, les clubs commencent à comprendre notre logique. On est plus reconnu dans le milieu. »

D’un point de vue personnel, as-tu l’impression que l’année passée t’a encore fait évoluer dans tes compétences ?

« J’ai encore beaucoup appris, notamment grâce au travail effectué avec Jérôme Pineau, sa connaissance de la course. Avec Bryan aussi, j’ai appris, au moment de son coup de bambou d’après Tour. Je n’ai pas su lui dire de couper vraiment.  Mais l’année a également permis de travailler avec les autres entraîneurs, d’échanger : avec Patrice, avec Xavier pour le sprint, Didier pour la cadence de pédalage, etc. C’est tout le temps une remise en question. C’est le gros point positif de l’association, ces relations. C’est très important pour moi et pour les coureurs. »

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Propos recueillis par Vivien Leroux

Bryan Coquard : « Etre champion du monde à Paris »

Pour sa deuxième saison pro, Bryan Coquard (Europcar) a encore garni son palmarès et participé  à son premier Tour de France. Ses ambitions seront encore plus importantes en 2015. Mais avant cela, le coureur entraîné par Fabien Aoustin renouera cet  hiver avec ses premières amours sur la piste. Objectif : les Mondiaux de février sur le vélodrome de Saint-Quentin.

La saison sur route vient de se terminer. C’est l’heure du repos total ?

J’ai coupé depuis un mois déjà, suite à ma blessure au Grand Prix d’Isbergues (entorse acromio-claviculaire). Ma coupure aurait dû être moins longue mais ce n’est pas plus mal. Ça fait vraiment du bien de débrancher car l’hiver va être difficile. Un mois après le Tour de France, j’ai subi le contrecoup, avec un passage où je n’étais vraiment pas bien. Sur la lancée du Tour, j’ai continué à bien m’entraîner, peut-être trop. La blessure, même si c’est toujours chiant, était peut-être un mal pour un bien. J’ai coupé plus tôt mais je vais reprendre plus tôt.

Quand est prévue la reprise ?

Je vais partir deux semaines en vacances (entretien réalisé le 23 octobre) et dès mon retour, je pars en stage avec l’équipe de France sur piste.

Ta préparation hivernale va être chamboulée par rapport aux années précédentes avec ta saison de piste…

Ce sera complètement différent, oui. Les premières échéances vont venir très vite avec une classe 1 sur piste à Gand dans trois semaines. Ça va faire un peu « short » mais c’est comme ça. Ensuite, il y aura une épreuve de Coupe du monde à Londres début décembre où je ferai surement l’américaine, et la course aux points. L’objectif est d’être prêt pour les Mondiaux à Saint-Quentin.

Sais-tu déjà à quelles épreuves tu participeras ?

Ma place n’est pas encore faite, je devrai aller la chercher. Mais j’ai demandé à la fédération d’avoir des garanties dès mon retour de vacances. J’ai des obligations sur la route envers mon employeur et je ne peux pas  faire tout un hiver sur la piste si je ne fais pas les Mondiaux. Ça peut sembler tôt pour demander ça sachant que ça fait longtemps que je n’ai pas été sur la piste, mais j’ai déjà prouvé mon niveau.

C’est vraiment l’organisation des Mondiaux à Paris qui t’a décidé à reprendre la piste ?

Clairement oui. J’ai envie d’être champion du monde à Paris. Avec Thomas Boudat, on est deux jeunes à fort potentiel. Je crois que beaucoup de nations rêveraient d’avoir une paire d’américaine comme la nôtre.

Comment vas-tu te préparer par rapport aux années précédentes ? Que du vélo ? Pas de piscine par exemple ?

On n’a pas encore tout calé avec Fabien mais c’est sûr que je ne vais pas faire de piscine, ou peut-être un peu en décembre. Il y aura toujours un peu de gainage, de la muscu mais le souci c’est que je ne vais avoir trop de temps. J’aurai un mois pour être performant sur le vélo.

La piste change la donne pour ton début de saison sur route ?

Les deux calendriers sont liés. J’irai à Londres en décembre mais ensuite je pars au Tour down under en janvier avant de faire le GP Fenioux sur la piste, puis l’Etoile de Besseges et les Monde. Je pourrais continuer jusqu’à Paris-Nice avant de couper.

Tu viens de finir ta deuxième saison pro, la première en World Tour, avec ton premier grand tour. Physiquement, tu penses avoir passé un cap ?

C’est certain. Je l’ai senti très vite. Sur la route Adélie ou Paris-Camembert, je ne vais pas dire que c’était facile, mais c’était vraiment du vélo « plaisir ». C’était très agréable. Avec un grand tour en plus, je pense qu’il peut encore y avoir une différence. Je suis pressé de voir l’année prochaine. Je suis motivé, j’aimerais gagner en World tour.

Quel type de coureur veux-tu être : un sprinteur ou un profil plus complet ?

Je veux être un sprinteur qui passe bien les bosses. Je vais travailler encore plus physiquement pour ça.

En dehors de la route, les JO 2016 sont-ils un objectif ?

Je ne peux pas encore le dire. Pour l’instant, je me concentre sur les Mondiaux. Après, on verra… Les JO, c’est à la fois dans longtemps et dans pas très longtemps. En omnium, il n’y aura qu’une place et Thomas Boudat est champion du monde sortant. Il faut voir mais je ne pourrai pas tout faire. Et si j’y vais, c’est pour être champion olympique. Le défi me plairait mais je dois peser le pour et le contre.

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Propos recueillis par Vivien Leroux 

Les deux casquettes de Sébastien Grédy

Le directeur sportif du SCO Dijon a rejoint l’association après avoir passé son DEJEPS CT d’entraîneur à Poitiers.

C’est une condition « sine qua non » imposée par la fédération : pour exercer en tant que directeur sportif (DS) en DN1, le brevet d’Etat d’entraîneur de cyclisme traditionnel est obligatoire. Sébastien Grédy n’a donc pas vraiment eu le choix. « Je ne vois pas bien le rapport entre le DE et le fait d’être DS, concède l’ancien coureur. Les deux choses n’ont pourtant pas grand-chose à voir. » Qu’importe, Sébastien a pu mettre à profit cette opportunité pour élargir sa palette de compétences. « En parallèle de mon rôle de DS, j’entraîne deux de mes coureurs du SCO. » Preuve qu’il apprécie aussi sa nouvelle casquette. « Quand j’étais coureur, je m’intéressais pas mal à l’entraînement. Et puis j’ai eu Julien Pinot (coach de la fdj.fr) comme entraîneur. Il m’a présenté son approche plus scientifique. »

L’ACE lui permet d’ouvrir ses horizons. « J’ai rejoint l’association comme deux amis, Rémy Deutsch et Xavier Pérez. Rémy a une vision assez scientifique également. Avec l’ACE, et notamment Fabien, l’approche est complètement différente, la préparation passe par la pratique de plusieurs sports. C’est important de prendre en compte les expériences de tout le monde. Dans ce secteur, rien n’est jamais figé. »

Bien occupé par ses responsabilités de DS dans un club de DN1 et habitant Grenoble, Sébastien est obligé de travailler un peu à distance de ses deux protégés. Même s’il les voit en course le week-end. « Je ne peux pas faire comme Fabien, qui est vraiment proche de ses coureurs, va rouler avec eux. Ce n’est pas le même travail, je n’ai pas leur ressenti en direct. Mais je les vois évoluer. »

Désormais entraîneur et DS, Sébastien Grédy ne regrette pas son passage par Poitiers et les contacts avec ses différents collègues. « ça m’a apporté plein de choses », concède-t-il. A tel point qu’il entend bien conserver ses deux activités. « On est deux DS, ça me laisse un peu de temps pour entraîner… »

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Propos recueillis par Vivien Leroux

La belle fin d’été d’Iris Sachet

Deuxième fille du groupe, Iris Sachet, 20 ans, a rejoint l’association au printemps dernier, auprès de Fabien Aoustin, avec qui elle va préparer les championnats de France sur piste, en octobre prochain.

Le début du mois d’août a été prolifique pour Iris Sachet. La jeune espoir 2 de Nantes Doulon a remporté la Semaine cantalienne, devant un peloton hexagonal. « C’est une course qui regroupe six épreuves avec un classement général aux points, explique-t-elle. J’ai aussi remporté la dernière course. » Au passage, elle devance Fleur Faure d’Aix-en-Provence et Ophélie Fénart d’Île de France. « Ce n’est pas forcément le même niveau qu’une épreuve de Coupe de France mais c’est une bonne référence. »  Iris a décroché là son deuxième succès de la saison après sa victoire sur une manche du challenge féminin des Pays de la Loire.

Ancienne championne de France sur route en cadettes et juniors, l’étudiante en STAPS a changé d’entraîneur il y a quelques mois pour se rapprocher de Fabien Aoustin. « On a commencé début mai. Mon père m’entraînait depuis longtemps. Après avoir discuté, on s’est dit que ce serait bien de changer et que ce soit quelqu’un de l’extérieur qui intervienne. Comme mon père connaissait Fabien… » Si elle n’a pas encore goûté à la préparation hivernale avec l’ACE, Iris Sachet ne devrait pas être totalement en terrain inconnu. « Les bases de l’entraînement seront globalement les mêmes. Mon père travaillait aussi en me faisant faire différentes disciplines, notamment beaucoup de natation. »

En cette fin de mois d’août, la saison sur route d’Iris est quasiment bouclée. Désormais, elle se tourne vers son dernier grand objectif de la saison, avec les championnats de France de piste. Une discipline dont elle a déjà été championne de France chez les jeunes. « Je fais plus de l’endurance, de la course aux points. »

Consciente qu’elle ne vivra jamais de son sport –« c’est quasiment impossible »-, la sociétaire de NDVS entend surtout « se faire plaisir » dans les années à venir et pourquoi pas « être au meilleur niveau national voire international ». Les études resteront donc son objectif prioritaire. « Je vais me diriger dans la recherche dans le sport, je ne sais pas trop encore précisément vers quoi.  Je n’ai pas encore tout à fait les idées claires à ce sujet mais les connaissances de l’entraînement pourraient être intéressantes pour moi. »Iris 2014

 

Propos recueillis par Vivien Leroux 

Josselin Clair en bleu-blanc-rouge

Membre de l’association depuis l’hiver dernier, le coureur du Maine-et-Loire a gagné le championnat de France des journalistes, dans la Manche.

Josselin Clair serait-il le François Hollande du vélo ? Depuis quelques semaines, les apparitions en course du « cyclo-sportif » angevin se font avec le même camarade de fortune : la pluie.

Il y avait eu l’Etape du Tour, au cœur du mois de juillet. Trempé et frigorifié dans la descente du Tourmalet, le coureur du Team U Anjou, avait dû lutter jusqu’au bout pour ne pas bâcher et finalement terminer l’ascension vers Hautacam. Le week-end dernier, Josselin Clair participait au deuxième grand rendez-vous de sa saison. Et, rebelote, encore des trombes d’eau à Saint-Martin-des-Landelles, pour le championnat de France des journalistes. Mais le plus faible kilométrage (50 bornes) et la difficulté relative du parcours n’a pas exposé le protégé de Fabien Aoustin à la même mésaventure que dans les Pyrénées.

« J’avais dit à Josselin et Freddy (Reigner, autre membre de l’asso) qu’ils devaient viser le top 10, explique le coach. Arrivé sur place, je leur ai dit qu’il fallait être dans les 5. » Dans un peloton d’une vingtaine de coureurs à peine, les deux Angevins se sont rapidement détachés avec les plus costauds, Josselin Clair se montrant le plus fort dans les derniers kilomètres. « Je n’avais jamais levé les bras ! », notait le photographe du Courrier de l’Ouest dans les colonnes de « son » journal. Pour une première, Josselin s’offre un maillot tricolore, la Marseillaise et la petite interview de Daniel Mangeas, présent sur place en tant que local de l’étape. Son « coéquipier » de l’académie, Freddy Reigner, échoue lui au pied du podium. Pas mal pour un quasi quarantenaire !

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Propos recueillis par Vivien LEROUX 

« On ne peut pas suivre si on est seul »

Xavier Pérez, 41 ans et employé au vélodrome d’Hyères, fait partie des entraîneurs engagés auprès de l’académie. Adepte d’un enseignement pluridisciplinaire, il apprécie le partage des connaissances proposé par l’association.

Comment avez-vous commencé à collaborer à l’académie ?

« Il y a un an et demi, j’ai suivi la formation au CREPS de Poitiers, où j’ai connu Fabien (Aoustin). Je connaissais aussi Patrice (Cossard) en tant qu’entraîneur. On se côtoyait et on s’est retrouvé à Poitiers. »

Comment a débuté votre histoire avec le cyclisme?

« J’ai été coureur jusqu’en élite. J’ai commencé en Normandie car j’ai beaucoup bougé  étant jeune, au gré des mutations de mon père, qui était pompier. J’ai commencé à aimer le vélo en voyant le Tour de France. Puis je suis venu dans le Var. J’ai été embauché au vélodrome de Hyères en 1994, en tant qu’homme polyvalent. Pour l’entretien, le bricolage, l’animation, etc. C’est une région sinistrée de cyclisme, mais ici, au vélodrome, on a eu l’équipe de France jusqu’aux Jeux de Londres. »

Vous avez côtoyé les pistards français. Vous êtes un entraîneur plus axé « piste » ?

« Je n’en ai jamais pratiqué en tant que coureur. Je n’avais pas le temps ni l’envie. Mais c’est vrai que voir toujours les pistards devant moi, ça m’a servi. Je me suis aperçu que la piste pouvait être un outil exceptionnel. J’aime l’approche pluridisciplinaire, avec aussi le BMX ou le triathlon. Je m’occupe d’ailleurs de l’équipe de France de triathlon. On récupère une multitude d’infos avec les autres disciplines, on peut faire des comparaisons, chercher d’autres techniques. En ce sens, le vélodrome est un gros atout. »

Vous entraînez dans quelles structures ?

« Je suis moniteur dans un club de VTT et j’ai monté une académie. J’apprends aux autres à faire du vélo, tous types de vélo. »

Quel est l’intérêt pour vous à travaille avec l’ACE ?

« Fabien m’a permis de me remettre en question par sa planification, son approche. Je le trouve un peu révolutionnaire et surtout, il communique beaucoup. Et plus on communique, plus on reçoit d’infos, alors que dans le monde du vélo, chacun a tendance à rester cloisonné. Le cyclisme évolue tellement qu’il y a continuellement des choses à savoir. On ne peut pas suivre si on est seul. »

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Propos recueillis par Vivien Leroux 

ça va bien en ce moment…

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Iris la semaine dernière au Challenge Régional Pays de la Loire

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Et Yohann encore aujourd’hui en départemental.

Félicitations à tous les deux.
Bon continuation à tous pour la suite !