« Il y a un an, on ne pensait pas en être là aujourd’hui »


L’assemblée générale de l’association a eu lieu il y a quelques jours, en marge du stage de reprise. Après ce rendez-vous, Fabien Leduc, président de l’ACE, revient sur l’évolution de la structure et les nouveaux défis qui l’attendent.

Le rassemblement a eu lieu le week-end du 11 novembre à Guenrouet. Quel bilan en tires-tu ?

« Ça s’est très bien passé, c’était un beau week-end. Je n’ai pas pu le vivre pleinement, à regrets, mais tout le monde était très content. Les membres ont pu rouler avec un pro (Jérôme Pineau était présent le lundi), quelques jeunes se sont donnés les moyens d’être là. »

Des parents ou des proches ont aussi pu mieux comprendre le travail de l’association…

« C’est important, oui. Dans l’association, il y a un pourcentage assez élevé de jeunes mais qui sont majeurs ou presque. Les parents ne s’impliquent pas forcément autant auprès d’eux. Là, on a pu avoir un contact avec certains. Ça permet aussi de raccrocher du monde, de leur montrer les besoins nécessaires pour faire vivre l’association. »

Plus généralement, la saison a permis à l’ACE de grandir encore. Que retenir de 2014 ?

« L’association a pris de l’ampleur avec l’arrivée d’un deuxième coureur professionnel (Jérôme Pineau). On avait donc deux pros, qui en plus s’entendent très bien. Ça a permis de créer une dynamique autour d’eux, de faire naître quelque chose d’intéressant. Les jeunes ont eu une source de motivation en plus pour s’investir. Cette année, la visibilité de l’association a également été beaucoup plus importante. On a + 600 fans sur notre page Facebook, le site fait 800 visites mensuelles, contre 300 l’an dernier. La visibilité croît. La conséquence, c’est qu’on a une augmentation du nombre de demandes de coureurs. Ce n’est pas pour nous déplaire, cela montre qu’il y a un réel besoin, une vraie demande. Mais c’est aussi un challenge de voir comment on peut y répondre. On ne peut pas être un nombre infini. »

Justement, l’association a-t-elle vocation à se développer davantage ?

« L’objectif numéro 1 reste le regroupement d’entraîneurs. On est donc ouvert à élargir encore le cercle. Si on a de nouveaux entraîneurs, ça peut ouvrir la porte à de nouveaux coureurs, mais dans un second temps. Là, on va prendre en compte les demandes mais on va fonctionner sur un nombre de places limité, avec une liste d’attente et une petite sélection sans doute, même si ça reste encore à définir clairement. Les choses avancent très vite. Il y a un an, on ne pensait pas en être là aujourd’hui. La structure a besoin d’évoluer. »

Souhaitez-vous vous élargir localement ou avec des entraîneurs d’autres horizons ?

« En 2014-2015, on ne peut pas se le cacher, il faut être moderne. On se verra sans doute de moins en moins souvent si on fait grossir les rangs, avec des gens qui sont plus loin. Après, si on peut « recruter » local, c’est idéal malgré tout pour les rassemblements. Mais le réseau se développe. »

L’association a-t-elle gagné en crédibilité ?

« C’est difficile à dire. On a envie de dire « oui » car la visibilité plus importante nous en donne l’impression. On ne peut pas vraiment le mesurer. On est plus visible mais des gens qui ne nous connaissent pas bien ont peut-être toujours un peu de mal à comprendre notre démarche. A nous de travailler pour se « dédiaboliser ». Mais on a des exemples concrets qui nous rendent plus crédibles. Début novembre, on a signé une convention avec la FFC pour la mise à disposition de notre salarié (Fabien Aoustin) auprès de l’équipe de France sur piste.* C’est une reconnaissance de ce qu’on peut proposer. »

Avec ces nouvelles prestations, notamment cet hiver pour Fabien Aoustin, la question se pose-t-elle d’avoir recours à un autre salarié ?

« C’est trop tôt. Fabien va être bien pris mais ça reste pour une période de quatre mois. L’entraînement ne pourra pas faire vivre un autre salarié, à moins d’avoir une vingtaine de coureurs. Mais ça ne correspond pas à ce qu’on veut en termes de qualité de prestation. Il faudrait se développer vers des activités complémentaires, régulières. Pour l’instant, on n’est pas à la recherche de cela. On y va doucement. Si on voit qu’il y a des besoins, notamment de clubs, on verra. On n’est fermé à rien mais il faut prendre son temps. On veut d’abord renforcer notre équipe bénévole. »

* Fabien Aoustin est chargé cet hiver du suivi et de l’analyse vidéo auprès de l’équipe de France.

AG 2014

Propos recueillis par Vivien LEROUX

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Publié le novembre 26, 2014, dans Uncategorized, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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