Didier Crochet, le plaisir avant tout


Didier est l’entraîneur de  Thibault Ferrasse au sein de l’académie, mais aussi d’autres coureurs de la région Vendéenne. Son plaisir : voir progresser ces garçons qu’il côtoie parfois sur les courses.

Didier Crochet roule toujours. A 38 ans et malgré le poids des années, le coureur du POC Côte de Lumière continue d’arpenter chaque dimanche les routes des courses régionales. Mais il y a quelques années, il a ajouté une corde à son arc. Désormais, Didier n’est plus seulement un coureur de deuxième catégorie, il est aussi entraîneur de trois coursiers : un jeune de son club et deux autres athlètes qu’il côtoie régulièrement dans les pelotons : Florent Guilbaud et Thibault Ferrasse. « C’est vrai qu’il m’arrive parfois de courir avec eux, confirme-t-il. C’est intéressant et ça me permet de leur donner des petits conseils en course. Sinon, ils peuvent m’appeler quand ils veulent. »

Si Didier collabore avec Florent Guilbaud depuis cinq saisons, il n’entraîne Thibault Ferrasse que depuis deux années. « Je me limite à trois coureurs. Au-delà, c’est plus compliqué. Ça demande du temps et c’est moins intéressant. »
Car Didier est très investi dans son rôle. « Quand je n’étais que coureur, j’aimais l’entraînement, je ne rechignais jamais. C’est un truc qui m’intéresse. Et puis, je ne me voyais pas directeur sportif (DS). »

Homme de l’ombre comme le sont souvent les entraîneurs, même chez les professionnels, Didier Crochet ne cherche pas à être mis sur le devant de la scène. « Ça ne m’intéresse pas que l’on dise que je suis un bon coach. Ma satisfaction c’est de voir l’athlète progresser. » Il estime pourtant que le rôle d’entraîneur est en plein développement. « Les coureurs sont de plus en plus demandeurs. Ils ne savent pas toujours quoi faire comme exercices et n’ont pas d’entraînement très structurés. Le souci c’est que les clubs ont encore un peu de mal avec ça, ils veulent un directeur sportif qui fasse tout. Selon moi, il faudrait un entraîneur et un DS dans chaque club. »

Didier est en relation quasi quotidienne avec ses coureurs. Il leur prépare des plans d’entraînement pour six semaines avec un objectif « pas forcément de victoires » au bout de ce mois et demi d’entraînement. La planification n’est toutefois pas l’activité principale dans son rôle d’entraîneur. « Le vélo, c’est 40% de physique et 60% de mental. L’entraîneur est aussi un petit peu psychologue, il doit donner confiance au coureur, le guider, le rassurer. C’est important qu’il soit bien dans sa tête. S’il n’a pas de mental, il ne s’entraîne pas. C’est surtout le cas pour les jeunes coureurs. »

Jeune entraîneur, Didier Crochet a rejoint l’Académie du Cyclisme et de l’Entraînement dès sa création. C’est Patrice Cossard, son formateur au BF3 (formation d’entraîneur Fédéral FFC), qui le lui avait suggéré. « Ça m’a plu tout de suite. J’apprends beaucoup en côtoyant Patrice ou Fabien (Aoustin), deux des autres entraîneurs de l’Académie, qui ont du vécu et de l’expérience. Ce qui est intéressant c’est de voir comment les autres fonctionnent. On échange nos plans d’entraînement, on compare, on en discute et au final, ces discussions permettent de progresser et du coup, le coureur progresse aussi. »
Pour Didier, les coureurs de l’Académie bénéficient également d’autres avantages. « L’Académie propose des tarifs très abordables pour avoir un entraîneur avec des références, explique-t-il. Ce qu’on leur demande à l’année, c’est ce qu’un entraîneur sur Internet demande par mois. On leur prête aussi du matériel pour optimiser leurs performances. Je crois que les coureurs sont très contents de l’Académie. »

Didier, lui, n’a plus d’entraîneur depuis longtemps. Ce qui ne l’empêche pas d’obtenir quelques résultats à l’image de sa 25e place récemment sur les routes de la Suisse Vendéenne. « Je fais du vélo pour le plaisir, en fonction des sensations. Je ne me fais plus de plans, c’est très dur d’appliquer ses propres plans d’entraînement de toute manière. »
Son but aujourd’hui n’est plus de briller sur son vélo mais de contribuer aux succès des autres. C’est dans cet aspect-là du cyclisme qu’il trouve son bonheur.

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Propos recueillis par Guillaume LEROUX 

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Publié le mars 13, 2013, dans actualité, Uncategorized, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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