Thibault Ferasse apprend vite

Il comptait profiter de sa première saison dans l’équipe de DN1 de l’UC Nantes pour découvrir. Apprendre sur les plus belles courses du calendrier amateur, et progresser tranquillement. Mais Thibault Ferasse a un peu brûlé les étapes. « Je ne pensais pas que je serais à ce niveau-là en arrivant en DN1, explique-t-il. Je ne savais pas où j’allais. Cet hiver, j’étais même un peu inquiet. Lors des petits stages avec l’équipe, je me trouvais limite. » Dès les premières courses, le jeune coureur s’est rassuré en claquant un top 10 (8e) sur une manche des Plages Vendéennes, une Elite nationale.

Une performance de choix qui lui a permis de trouver sa place dans un collectif en pleine bourre emmené par l’ex-pro Fabien Schmidt et le jeune sprinteur Lorenzo Manzin. Des garçons que Thibault Ferasse a accompagnés sur deux manches de la Coupe France (Bruxerolles et les Boucles de l’Artois), preuve de la considération des directeurs sportifs du Team U Nantes. « C’est une belle récompense. C’est toujours difficile de faire sa place dans un effectif de 13 ou 14 coureurs, alors se retrouver dans le premier front de 6 coureurs qui fait la Coupe de France, c’est valorisant. » Dans l’Artois, le protégé de Didier Crochet ne s’est pas contenté d’être présent mais a également été acteur en se retrouvant  dans la principale échappée de la 2e étape, seulement revue à trois bornes de la banderole. Son attitude offensive lui avait aussi permis de faire un bout de chemin en tête sur les Boucles Guégonnaises quelques jours plus tôt. « Depuis tout jeune, j’aime bien faire des raids devant. C’est mieux d’être là que de subir. »

La bonne forme actuelle valide le travail réalisé depuis deux ans avec son entraîneur, Didier Crochet. « On commence la troisième année, détaille Thibault. Il est à l’écoute. Tous les ans, il y a de nouvelles choses. Cette année, on a travaillé avec des capteurs de puissance, des logiciels au top. La prépa hivernale est aussi passée par des séances de musculation en groupe. » Des séances où il a pu côtoyer les pros Jérôme Pineau et Bryan Coquard, aussi membres de l’académie. « Je les connaissais déjà mais c’est vraiment plaisant de bosser avec eux. Ils sont ouverts, on peut leur demander plein de choses ou aller rouler avec eux. On passe assez de temps le reste de la saison à travailler seul… »

Fort de son début de saison réussi, Thibault Ferasse se tourne maintenant vers la suite avec appétit. « L’objectif est de trouver ce petit truc qui permet de passer un cap et en gagner une belle dès cette année. » Mais d’abord, son apprentissage va continuer avec quelques gros morceaux et un programme chargé. Ça a commencé avec un Liège-Bastogne-Liège espoir réussi et terminé dans le second groupe (24e). Et ça continuera dans les prochaines semaines avec deux courses pas étape en classe 2, le Tour de Bretagne et le Tour d’Alsace

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Propos recueillis par Vivien LEROUX

Rémy Deutsch et la « patte Frédéric Grappe »

C’est un représentant de l’ « école de l’Est », portée par Frédéric Grappe et Julien Pinot, moteurs des succès actuels de la fdj.fr et du CC Etupes. Rémy Deutsch, entraîneur de l’AC Bisontine (DN2) a récemment rejoint l’académie, forts des préceptes d’entraînements enseignés par Grappe. « En côtoyant Fabien et Patrice j’ai découvert de nouvelles méthodes d’entraînement. C’est forcément enrichissant, explique cet ancien coureur de 3e catégorie.» Titulaire d’un master sport et performance, Rémy Deutsch a fait connaissance avec les membres de l’académie à Poitiers, en passant son diplôme d’entraîneur cycliste. « J’étais stagiaire DE quand Fabien et Patrice en étaient responsables. D’ailleurs, Fabien l’est toujours. J’ai trouvé la démarche de l’académie intéressante, alors j’ai candidaté. Fabien l’avait ouverte à tous les stagiaires. »

Malgré la distance, Rémy Deutsch s’investit dans l’ACE, via « des coups de téléphone et surtout grâce au web ». « L’objectif est de rencontrer d’autres entraîneurs, d’avoir des avis extérieurs, au niveau de la planification notamment. Cela permet d’être au fait de toutes les nouveautés. Plus on côtoie de monde, plus on a de chances d’évoluer. L’académie, c’est aussi une façon de m’ouvrir. » Le coach Bisontin peut également nourrir ses collègues de ses expériences et de ses connaissances. « Confronter nos méthodes et nos philosophies de l’entraînement nous aident mutuellement et nous tirent tous vers le haut ».

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Propos recueillis par Vivien LEROUX

La presse parle de nous aujourd’hui

La presse parle de nous aujourd'hui

Le journal Angevin, le courrier de l’Ouest parle de l’association aujourd’hui:
"Former des athlètes avant de former des coureurs"

Freddy Reigner, 18 ans après

Il n’avait pas remis les fesses sur une selle depuis ses 18 ans. Mais l’année dernière, à 36 ans,  il s’y est remis. « J’avais arrêté de fumer. Il fallait que je compense, que je perde du poids », explique Freddy Reigner. L’Angevin, originaire de Vendée,  refait donc quelques sorties seul et participe en 2013 à « deux ou trois cyclos ». Mais c’est avec un de ses collègues de travail, Josselin Clair, que le journaliste va vraiment reprendre le vélo. Très vite, ils se fixent un objectif ambitieux : participer à l’Etape du Tour en 2014. « Ma femme m’a dit, « t’es fou », il a 25 ans ! » Et quelques kilos de moins… Tant pis, Freddy est bien décidé à accompagner son compère sur les pentes du Tourmalet et d’Hautacam.

Mais si l’objectif est avant tout de participer, de se faire plaisir et de terminer, Freddy et Josselin  veulent « bien faire le truc. Il nous fallait un coach ». Ils se tournent alors vers Fabien Aoustin, entraîneur de l’académie, qui cherche de son côté à diversifier ses approches. Préparer des cyclos, c’est une première qui lui fait envie. En novembre 2013, la collaboration est entérinée. Depuis, Freddy apprend à se faire mal en suivant un programme de travail spécifique. « Aujourd’hui, je ressens les effets de ce travail. On a fait beaucoup de cardio, de puissance durant l’hiver. Avec un vrai programme, tu te prends au jeu. Je fais maintenant des sorties que je n’étais pas capable de faire il y a trois mois. » L’approche « ludique » proposée par Fabien a particulièrement plu à ce fan d’Europcar, en Vendéen qui se respecte. « Je fais même régulièrement du renforcement musculaire, des abdos. Des choses que je ne faisais jamais ! Et quand je ne prends plus le vélo pendant deux ou trois jours, ça me manque. »

Pour préparer le grand rendez-vous de juillet, Freddy et Josselin ont un programme de courses où figurent Cholet – Pays de Loire, ou la Randocéane notamment. « Après, en septembre, j’aimerais aussi faire le championnat de France des journalistes », avoue Freddy, reconnaissant envers le travail de son coach. « On le remercie vraiment d’avoir accepté parce qu’il s’est mis à notre niveau. Il est venu rouler avec nous, s’est investi alors qu’il n’a pas l’habitude de travailler avec des gars comme nous. »


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Propos recueillis par Vivien LEROUX

Pour Thibault Ferrasse, les années de découverte se succèdent

En 2013, il a fait ses premiers pas en espoirs, à l’UC Nantes. Une année d’apprentissage du plus haut niveau. En 2014, Thibault Ferrasse va encore grimper d’un échelon pour atteindre le plus haut niveau amateur puisqu’il rejoindra l’équipe première de l’UCNA, le Team U Nantes, en DN1. La récompense d’une première saison espoir plutôt réussie.

« J’ai remporté quatre victoires dont le titre de champion régional de 2e catégorie, détaille-t-il. J’ai aussi gagné une course par étapes en Bourgogne et fait deux podiums en toutes catégories. J’ai réussi tous mes objectifs. » Place désormais à la « cour des grands », comme il la définit lui-même, avec la DN1. « C’était l’objectif ultime. Ce sera vraiment une très grande découverte. On court parfois avec des pros sur les classe 2. Ça va pas être facile tous les dimanches. »

Pour sa première saison avec le groupe de Pascal Déramé, le jeune coureur de 19 ans n’aura pas d’objectif de résultat, et souhaite avant tout progresser. « Je vais prendre les courses comme elles viennent mais je n’ai pas d’ambition particulière. Mais il y a quand même des courses qui me font rêver, comme Liège-Bastogne-Liège espoir. »

Pour bien reprendre en début de saison prochaine, Thibault Ferrasse a complètement coupé après Paris-Tours, sa dernière course de 2013, avant de réenclencher la machine il y a quelques jours. « J’ai repris des séances de muscu avec les entraîneurs de l’académie et d’autres types de préparation spécifique. » Il a également renfourché la selle et participé à un cyclo cross la semaine dernière. Le travail hivernal est donc bien lancé. Et son activité professionnelle devrait aussi lui permettre de consacrer beaucoup de temps au vélo durant la saison qui vient. « Je  vais pouvoir repartir avec des charges de travail plus importantes, j’aurai moins à calculer. »

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Propos recueillis par Vivien Leroux

L’histoire continue…

Il y a quatre ans, lorsque nous avions créé l’association, nous avions la volonté de créer un groupe d’entraîneur, un groupe de personnes s’intéressant à la performance cycliste.

Aujourd’hui, ce projet continue à évoluer. Nous collaborons aujourd’hui avec un préparateur physique (Vincent Lefèvre), avec une salle de kiné: institut sport atlantique , et avec de nombreux coureurs. 

Nos entraîneurs ont la chance d’échanger sur les entraînements de coureurs "cadets" jusqu’aux coureurs "pro". 

C’est aujourd’hui, la période de tous les bilans, mais aussi des débats sur l’ensemble des objectifs pour 2015.

La suite se prépare maintenant, donc en selle pour 2015 et continuons ces échanges et cette collaboration riche pour tout le monde !

Corentin Thibaud : objectif atteint mais veut mieux faire !

A l’heure de dresser le bilan de sa saison 2013, Corentin Thibaud ne sait pas trop quoi penser. «Satisfait» d’avoir rempli son objectif de passer en 1er catégorie, le jeune coureur (19 ans) du POC Côte de Lumière aurait aussi aimé obtenir plus de résultats. «ça fait très plaisir de passer en 1er catégorie mais je ne pensais pas que la marche serait aussi haute».

Champion de Vendée de 2e catégorie au printemps, il a pu découvrir quelques belles courses pour sa première année chez les espoirs. Notamment au contact de son coéquipier Freddy Bichot, ancien pro (Agritubel, Bouygues, etc), champion de France amateur et coureur expérimenté (34 ans).  « Freddy nous a bien guidés cette année, explique Corentin. Il y a aussi un nouveau directeur sportif, ça relance la dynamique. » Car en club, la saison du POCCL reste un peu décevante. « On n’a pas pu se qualifier pour la finale de la Coupe de France de DN 3 donc ce sera vraiment un objectif l’an prochain. » A titre individuel, Corentin entend « rester en première catégorie et pouvoir être acteur sur les courses ».

Pour cela, il continue le travail avec son entraîneur (Fabien Aoustin) avec qui il collabore depuis le milieu de saison 2013. Une préparation complète: natation, musculation, marche nordique, "monter d’escalier" et quelques sorties de vélo dans un premier temps. Avant, peut-être de participer à quelques cyclo cross. « Je n’en ai jamais trop fait mais je vais peut-être m’y mettre. Mais je n’aurais aucun objectif de résultat».

Pour Corentin, 2014 se prépare maintenant !

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Propos recueillies par Vivien LEROUX 

L’ACE change de tête mais garde les mêmes recettes pour avancer

L’académie a organisé il y a quelques jours son assemblée générale, à Nantes. L’occasion de réunir les adhérents, de faire le bilan et de changer la présidence. Fabien Leduc prend le relais de Patrice Cossard. Un passage de témoin qui ne va pas bousculer le fonctionnement de l’ACE. « J’étais déjà dans le bureau depuis plus d’un an, explique Fabien Leduc. Je me suis investis dans le cadre de réunions, de travail préparatoire. C’est sûr que ça me responsabilise un peu plus mais je serai dans la même direction sur le plan philosophique et des valeurs. »

Le travail reste ainsi collectif et basé sur la collaboration entre les différents entraîneurs. « Ça ne va rien bouleverser, les personnes qui étaient là restent, poursuit le président. Les objectifs seront les mêmes et seront encore plus forts que les années précédentes ». En premier lieu, il s’agit de conserver l’esprit et les idées prônés depuis le lancement de l’association en 2010 et assurer un suivi de qualité à tous les coureurs adhérents. Mais des axes de développement sont aussi à engager ou à fortifier. Ainsi, Patrice Cossard a fait part, en préambule de l’AG, de l’intention collective de « passer une marche ». « Un des objectifs est aussi de pérenniser le poste de Fabien (Aoustin)», appuie Fabien Leduc. On doit apporter de nouvelles choses, tant sur les démarches de l’association que pour le public adulte. On travaille aussi pour développer le réseau d’entraîneurs.

L’association comptait 21 adhérents à la fin de la saison 2013, dont une dizaine de coureurs. Elle a vécu cette année des évolutions importantes, notamment la signature d’une convention avec le CREPS de Poitou-Charentes ou le passage en CDI de Fabien Aoustin.

Cinq personnes siégeront au conseil administration l’an prochain dont une nouvelle tête : Marc Monnier.

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Propos recueillis par Vivien Leroux 

Pour Bastien Gauchot, place aux études la saison prochaine

Le jeune coureur de l’UC Nantes coaché par Fabien Aoustin a terminé fin septembre sa deuxième saison dans les rangs juniors après une première année quasi blanche en raison de pépins physiques.

Une saison qu’il qualifie de « pas trop mal. J’avais deux objectifs principaux : en juin, le championnat régional de contre-la-montre par équipes et le championnat régional, mi-juillet. On a gagné le régional par équipes en faisant 6e au niveau national. Mi-juillet, ça s’est moins bien passé mais c’était une semaine après le bac. Dans l’ensemble, c’est correct. »

A 18 ans, Bastien Gauchot entrera l’an prochain dans la catégorie espoir, toujours licencié à Nantes, même s’il étudie désormais en classe préparatoire à Paris. « Avec le vélo sur Paris, je peux rouler 3-4 fois par semaine mais pour les courses ce sera quand je pourrais et surtout pendant les vacances scolaires. » Durant deux ans, les études devraient ainsi prendre le pas sur la compétition. «  Je verrais comment gérer au mieux avec les études. Je n’arrête pas le vélo mais pendant deux ans il sera un peu entre parenthèses. »

Difficile, vu le contexte, d’aborder l’année 2014 très ambitieux. «  L’idée sera surtout de ne pas perdre trop mon niveau », explique Bastien. Pour cela, son programme hivernal précis reste encore à définir. « Je n’ai pas de préparation spécifique pour l’instant. J’attends de voir un peu comment ça va se passer avec les études. »

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Propos recueillis par Vivien Leroux. 

En 2014, Romain Jagu espère oublier ses problèmes de santé

La saison 2013 de Romain Jagu s’est achevée prématurément. Dès la fin août, le coureur du V Naintré, dans la Vienne, a rangé le vélo, du moins en compétition. « Je m’étais préparé pour une manche de coupe de France DN3 mais je n’ai pas été sélectionné dans l’équipe de la Vienne », explique-t-il. « J’avais également une autre course à mon programme, mais nous n’étions pas assez nombreux pour pouvoir y participer. J’ai donc couru ma dernière course lors du dernier week-end d’août. »

Le point final d’une saison décevante en terme de résultats. « C’est très mitigé. J’ai des places de troisième, quatrième ou cinquième dans des courses toutes catégories. Mais je n’ai pas eu de gros résultats. » La faute à des problèmes de santé récurrents. « J’ai des douleurs à la jambe, au niveau de l’artère iliaque. Ça m’empêche d’être à fond dans les courses, quand il y a des attaques. Je le ressens aussi beaucoup dans les contre-la-montre. » L’intersaison devrait ainsi lui permettre de se remettre sur pied. «  Je vais à Lyon dans quelques jours pour passer des examens en vue d’une opération », note le jeune coureur de bientôt 23 ans, également étudiant à Bordeaux. «  J’espère pouvoir être opéré en décembre. »

Après être passé sur le billard, il devra observer environ un mois de repos total avant de reprendre l’entraînement et d’aborder la saison 2014. « Je vais redescendre en deuxième catégorie. Ce n’est pas plus mal pour reprendre. L’objectif de l’année sera de retrouver un bon niveau et de remonter en première catégorie. » Le coureur entraîné par Fabien Aoustin, qui vient de terminer sa dernière saison en espoir, continuera de rouler sous les couleurs du Vélophile naintréen.

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Propos recueillis par Vivien Leroux

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